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Allocation d’électricité : payer davantage ne doit pas devenir un passe-droit

Le 14 octobre 2026

Chers membres,

Dans un article publié le 13 octobre sur le site de Radio‑Canada, Thomas Gerbet présente une proposition d’Hydro-Québec qui permettrait aux centres de données d’offrir de payer une majoration de tarif sur une base volontaire pour favoriser leur accès à l’électricité. Me Jocelyn B. Allard, président de l’AQCIE, y dénonce ce mécanisme jugé inacceptable.

Une forte demande pour les mégawatts disponibles

Depuis le début du mois, la Régie de l’énergie examine une proposition d’Hydro‑Québec visant à doubler le tarif d’électricité des centres de données pour le porter à 13 ¢ le kilowattheure, dans un contexte de forte demande d’électricité alimentée notamment par l’intelligence artificielle.

Au-delà de cette hausse, l’article nous apprend qu’Hydro-Québec souhaite faire du tarif de 13 ¢ un prix plancher auquel les centres de données pourraient volontairement ajouter une majoration. Le gouvernement du Québec tiendrait ensuite compte de cette offre, parmi d’autres critères, pour décider d’accorder ou non les mégawatts demandés.

La société d’État rejette le qualificatif de vente aux enchères et soutient que cette formule permettrait de réduire la pression à la hausse sur les tarifs des autres clients. Cet argument ne peut toutefois servir à contourner les protections prévues par la loi, ni d’accorder un accès privilégié à l’électricité aux entreprises qui acceptent de payer davantage.

Les règles doivent être respectées

L’accès à l’électricité ne doit pas se jouer à qui accepte de payer le plus. La rareté des mégawatts ne doit pas donner carte blanche à Hydro-Québec pour contourner les règles qui encadrent ses tarifs.

Les articles 53 et 54 de la Loi sur la Régie de l’énergie interdisent de convenir d’un tarif différent du tarif légalement applicable, même avec l’accord du client. Présenter un supplément comme une « majoration volontaire » ne change rien au principe : on ne peut pas faire indirectement ce que la loi interdit de faire directement.

Ces protections ne sont pas de simples formalités. Elles encadrent les pratiques d’un monopole et protègent tous ses clients contre un traitement préférentiel.

La Loi sur Hydro-Québec prévoit déjà le mécanisme des contrats spéciaux, qui permet au gouvernement de fixer des tarifs et des conditions particuliers pour un consommateur ou une catégorie de consommateurs. Si le gouvernement souhaite accorder un bloc d’électricité à un tarif différent de celui fixé par la Régie, il doit emprunter cette voie et une majoration volontaire ne peut servir de raccourci.

Préserver notre tissu industriel

L’électricité est un levier essentiel du développement économique du Québec. Son allocation doit soutenir la pérennité et le développement de notre tissu industriel, selon des règles transparentes qui protègent l’ensemble des consommateurs.

Préserver un accès fiable à l’électricité à des tarifs concurrentiels et prévisibles est plus important que jamais pour encourager les investissements, maintenir et créer des emplois, générer de la richesse au Québec et renforcer notre souveraineté économique.

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L’AQCIE et l’ACIG interpellent les partis politiques sur l’avenir de nos usines

Le 2 octobre 2026

Chers membres,

Alors que la campagne électorale tire à sa fin, l’Association québécoise des consommateurs industriels d’électricité (AQCIE) et l’Association des consommateurs industriels de gaz (ACIG) ont adressé une lettre ouverte aux cheffes et aux chefs des cinq principaux partis politiques du Québec pour souligner l’urgence de préserver la compétitivité de nos industries.

Le Québec a fait de son énergie un moteur de développement. Cet avantage doit demeurer une réalité pour nos usines afin d’assurer la pérennité de notre tissu industriel et de soutenir la création de richesse au bénéfice de l’ensemble de la société.

Dans un contexte de guerre commerciale, nous demandons aux partis de faire de la compétitivité énergétique et du maintien de notre capacité industrielle des engagements centraux du prochain mandat. Les usines ont besoin de solutions adaptées à leurs réalités pour se moderniser et réduire leurs émissions, plutôt que de contraintes improductives sur les plans environnemental et industriel.

Consulter la lettre ouverte du 28 septembre

Dans Les Affaires : deux mesures pour restaurer la compétitivité industrielle

Le journaliste François Normand a consacré un article à cette démarche dans Les Affaires. En entrevue, le président de l’AQCIE, M. Jocelyn B. Allard, a précisé deux mesures pour donner suite à cet appel et restaurer la compétitivité des consommateurs industriels d’électricité :

  • Redonner à la Régie de l’énergie le plein pouvoir de fixer les tarifs d’électricité chaque année, en fonction des coûts de service réels d’Hydro-Québec.
  • Mettre fin graduellement à l’interfinancement, qui fait supporter aux clients industriels et commerciaux une partie des coûts de service de la clientèle résidentielle, tout en privilégiant une aide mieux ciblée aux ménages à faibles revenus.

Plus que jamais, des choix énergétiques qui soutiennent la compétitivité industrielle et des tarifs concurrentiels et prévisibles sont essentiels pour que nos usines continuent de produire, d’investir et de faire vivre nos régions.

Lire l’article :

Les consommateurs industriels de gaz et d’électricité interpellent les cinq chefs des partis

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Le Québec doit débattre ouvertement des coûts du PGIRE

29 septembre 2026

Le 24 septembre dernier, le président de l’AQCIE, M. Jocelyn B. Allard, a assisté au panel organisé par APL Énergies sur le Plan de gestion intégrée des ressources énergétiques (PGIRE) du gouvernement du Québec.

Le PGIRE trace la trajectoire énergétique de la province pour les décennies à venir, mais qui paiera les milliards de dollars nécessaires à sa mise en œuvre?

Cette feuille de route semble accorder trop peu de place à la réalité de nos usines et à la pérennité du tissu industriel québécois. Nos industries devront pourtant continuer d’investir, de créer des emplois et de la valeur au bénéfice de l’ensemble de la société. Dans un contexte déjà très difficile, nos entreprises ont besoin d’une énergie disponible à un coût concurrentiel et prévisible.

Pour réaliser ses ambitions énergétiques, le Québec doit débattre ouvertement des coûts du PGIRE et préserver la capacité de ses industries à demeurer concurrentielles dans un environnement mondial en pleine mutation.

Merci à l’APL Énergies, à l’animatrice Geneviève Gauthier et aux panélistes Andrea Vallejos, Marc-Antoine Bellavance, Jean-Benoit Trahan et Raphael Mongeau-Gauthier pour cette discussion.

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Planification énergétique du Québec : des coûts qui se multiplient, des réponses qui se font attendre

9 septembre 2026

Le 30 juin dernier, le gouvernement du Québec a présenté son premier Plan de gestion intégrée des ressources énergétiques (PGIRE) 2026-2050, la feuille de route qui guidera la planification des besoins énergétiques du Québec au cours des 25 prochaines années.

Or, le PGIRE ne définit pas clairement l’ampleur réelle des investissements requis, qui se chiffrent à plusieurs centaines de milliards de dollars, ni leurs répercussions sur les tarifs d’électricité. À l’instar de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) et d’Option consommateurs, l’AQCIE dénonce ce manque de transparence et réclame un portrait complet des coûts.

Les inquiétudes de l’AQCIE relayées dans La Presse

Dans son article « Une crainte de plus pour les entreprises », publié le 7 septembre dans La Presse, la journaliste Hélène Baril revient sur l’opacité entourant les coûts du PGIRE, tout en présentant le point de vue de Jocelyn B. Allard, président de l’AQCIE.

Lire l’article dans La Presse

« Il n’est pas acceptable de parler de centaines de milliards de dollars d’investissements alors que nous n’avons pas de vision globale des coûts, que les chiffres avancés changent constamment et que nous ne savons pas qui absorbera la facture au final. Le PGIRE devrait justement apporter de la clarté, mais plusieurs questions demeurent sans réponse. Dans un contexte mondial de grande incertitude, ce manque de transparence est plus que préoccupant pour les industries québécoises, qui ne doivent pas assumer une part disproportionnée des coûts de la transition énergétique au détriment de leur compétitivité et de leurs investissements au Québec. »

— Jocelyn B. Allard, président de l’AQCIE

La guerre tarifaire, la faiblesse de la croissance économique, la hausse des coûts d’exploitation et le manque de prévisibilité quant à l’évolution des tarifs d’électricité compliquent déjà les décisions d’investissement des industries et menacent leur compétitivité. À l’heure où chaque dollar d’investissement compte, les entreprises ne peuvent planifier leur avenir sur la base de chiffres incomplets ni être appelées à absorber une part toujours plus importante des coûts de la transition énergétique.

Une facture de quelle ampleur?

Le PGIRE chiffre à 87 milliards de dollars les investissements additionnels requis d’ici 2050, lesquels s’ajouteraient à 365 milliards d’investissements dans la production d’énergie, sans compter ceux nécessaires au rehaussement de la qualité du service du réseau électrique.

Face à l’ampleur de ces sommes et aux nombreuses zones d’ombre qui subsistent, une demande d’accès à l’information a été présentée au gouvernement afin d’obtenir les documents permettant de comprendre l’ensemble des coûts. Bien que reconnaissant l’existence de ces documents, le ministère a toutefois refusé de les transmettre, privant ainsi les consommateurs d’électricité d’un portrait complet des coûts et de leurs répercussions tarifaire.

Devant ce manque de transparence, l’AQCIE, la FCEI et Option consommateurs réitèrent le cinq propositions conjointes qu’elles ont rendues publiques le 2 mars dernier afin de rétablir une véritable surveillance réglementaire, d’assurer une répartition équitable des coûts et d’éviter un mur tarifaire.

La transition énergétique ne peut reposer sur des coûts mal définis et une facture dont personne ne connaît encore la répartition. L’AQCIE continuera d’exiger des réponses claires et de veiller à ce que les coûts de cette transition ne fragilisent pas davantage la compétitivité des industries québécoises, leur capacité d’investissement et la pérennité de leurs activités au Québec.

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Entente avec Terre-Neuve-et-Labrador : les industries québécoises en feront-elles les frais?

19 août 2026

La nouvelle entente conclue le 17 août 2026 entre le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador fait grand bruit, alors qu’elle pourrait donner accès à Hydro-Québec à plus de 10 000 MW de puissance.

Pour les consommateurs industriels d’électricité du Québec, cet apport peut représenter une bonne nouvelle. Dans un contexte où la disponibilité de l’électricité constitue un enjeu pour certains projets d’investissement, il importe toutefois de bien établir les besoins futurs du Québec et de déterminer les moyens les plus économiques d’y répondre.

Mais une question demeure : à quel prix, et surtout, qui paiera la facture?

La crainte d’une hausse salée

Dans une entrevue accordée à Les Affaires, le président de l’AQCIE, M. Jocelyn B. Allard, exprime ses préoccupations quant au coût de cette nouvelle entente et au fardeau qui pourrait en découler pour les consommateurs industriels d’électricité.

Lire l’article de Les Affaires : Accord d’électricité avec Terre-Neuve : questionnements et inquiétudes des entreprises

En vertu du contrat actuel d’achat d’électricité de Churchill Falls, qui prend fin en 2041, Hydro-Québec paie environ 0,2 ¢/kWh. Le coût moyen prévu dans la nouvelle entente serait plutôt de 6,2 ¢/kWh, soit 31 fois plus.

Le risque est bien réel qu’Hydro-Québec tente de refiler une part disproportionnée de cette hausse aux consommateurs industriels, qui ont déjà subi d’importantes augmentations tarifaires au cours des dernières années.

Or, une pression supplémentaire sur les tarifs d’électricité fragiliserait davantage les industries québécoises, déjà confrontées à des coûts d’exploitation élevés et à une forte concurrence internationale.

Des investissements majeurs qui appellent à la prudence

La nouvelle entente prévoit plusieurs projets d’envergure, notamment le développement de Gull Island, l’augmentation de la puissance de Churchill Falls et la construction de nouvelles infrastructures de transport. Les investissements envisagés pourraient atteindre 70 milliards de dollars.

Leur ampleur soulève inévitablement la question des coûts et des risques de dépassement : « Plus on veut aller vite et gros, plus cela va coûter cher. »

M. Allard déplore également l’absence d’une vision suffisamment claire et globale des besoins énergétiques du Québec :

« On devait avoir un plan global des ressources énergétiques, mais on a l’impression que cela se fait par morceaux. »

Le Plan de gestion intégrée des ressources énergétiques, présenté le 30 juin dernier par le gouvernement du Québec, ne permet toujours pas d’établir avec suffisamment de précision les besoins futurs ni de démontrer que les solutions retenues sont les plus économiques pour y répondre.

Plus d’électricité, mais à quel prix?

L’AQCIE reconnaît l’importance de pouvoir répondre aux besoins énergétiques du Québec, notamment ceux du secteur industriel. Encore faut-il que ces besoins soient clairement établis et que les solutions retenues soient les plus économiques.

Cette nouvelle entente ne doit pas se traduire par des hausses tarifaires qui affaibliraient la compétitivité des industries québécoises.

L’AQCIE continuera de veiller à ce que les intérêts des consommateurs industriels soient pleinement pris en compte dans les décisions qui façonneront l’avenir énergétique du Québec.

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Mission Sénégal : l’AQCIE partage son expertise en régulation énergétique

20 avril 2026

Dans le cadre d’une mission au Québec, des représentants de la Commission de Régulation du Secteur de l’Énergie (CRSE) du Sénégal ont été reçus par la Régie de l’énergie du Québec afin de parfaire leurs connaissances et d’échanger sur les meilleures pratiques en matière de régulation énergétique.

À cette occasion, l’AQCIE a été sollicitée pour contribuer aux échanges et partager son expertise, témoignant de la reconnaissance de son rôle dans les enjeux de tarification de l’électricité au Québec. Son président, Me Jocelyn B. Allard, a ainsi présenté l’expérience de l’AQCIE et la perspective des grands consommateurs industriels québécois.

Lors de sa présentation, tenue dans les bureaux du cabinet d’avocats Dunton Rainville, plusieurs enjeux structurants ont été mis de l’avant :

  • le rôle des coûts d’électricité dans la compétitivité des industries;
  • l’importance d’une tarification fondée sur le coût de service;
  • les déséquilibres liés à l’interfinancement entre catégories de clients;
  • la nécessité d’une surveillance accrue des décisions d’Hydro-Québec dans un contexte de monopole;
  • les moyens pour favoriser la représentation efficace des clients des monopoles réglementés incluant l’accès à des ressources financières appropriées pour ce faire.

Équivalente à la Régie de l’énergie du Québec, la CRSE encadre les secteurs de l’électricité et des hydrocarbures au Sénégal.

En parallèle de leurs rencontres avec la Régie de l’énergie et l’AQCIE, les représentants de la CRSE ont également échangé avec divers acteurs du secteur énergétique québécois.

Ces échanges renforcent le positionnement de l’AQCIE comme interlocuteur clé en matière de régulation énergétique et ouvrent la voie à de potentielles collaborations, notamment avec des organisations sénégalaises représentant les consommateurs d’énergie.

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Tarifs d’électricité : la Régie freine Hydro-Québec, mais les enjeux de compétitivité persistent

17 mars 2026

La Régie de l’énergie vient de rendre sa décision concernant l’augmentation des tarifs d’électricité pour les trois prochaines années, qui entreront en vigueur les 1er avril 2026, 2027 et 2028.

Alors qu’Hydro-Québec demandait une hausse de 4,8 % par année, la Régie a plutôt accordé une augmentation annuelle de 3,6 % pour les clients industriels ainsi que pour les autres clients commerciaux. Pour la clientèle résidentielle, les hausses seront de 3 % en 2026 et 2027, puis de 2,6 % en 2028.

L’AQCIE accueille favorablement cette décision qui limite les augmentations demandées par Hydro-Québec, mais des préoccupations importantes demeurent quant à la compétitivité des industriels du Québec.

Une concurrence nord-américaine féroce

Les usines du Québec sont en concurrence directe avec plusieurs juridictions nord-américaines pour attirer de nouveaux investissements industriels et encourager le réinvestissement dans les installations existantes.

Or, les hausses des tarifs d’électricité prévues pour les industriels américains sont inférieures à celles autorisée au Québec par la Régie. Selon les prévisions récentes publiées ce mois-ci par l’Energy Information Administration dans son rapport Short-Term Energy Outlook, les tarifs industriels aux États-Unis devraient augmenter de 2,32 % en 2026 et de 0 % en 2027, soit bien en deçà du 3,6 % au Québec.

Dans ce contexte, où les entreprises comparent systématiquement leurs coûts d’exploitation entre différentes juridictions avant de décider d’investir, des hausses tarifaires plus élevées au Québec désavantagent les usines québécoises et réduisent l’attractivité du Québec pour y investir.

La Régie reconnaît clairement la réalité économique des industriels

L’AQCIE tient à souligner que la Régie de l’énergie a pleinement pris la mesure des graves défis économiques auxquels font face les entreprises industrielles et commerciales.

Dans sa décision de 217 pages, la Régie souligne à plusieurs reprises les préoccupations soulevées par l’AQCIE quant au contexte économique difficile auquel sont confrontées les entreprises industrielles et commerciales et l’importance de maintenir des tarifs compétitifs.

« Si le gouvernement Legault et Hydro-Québec ne nous écoutent pas, au moins la Régie de l’énergie nous entend. » — Jocelyn B. Allard

Vous trouverez ci-dessous les liens vers la décision de la Régie :

Lien vers le sommaire de la décision de la Régie de l’énergie

Lien vers la décision complète de la Régie de l’énergie

Des hausses qui dépassent l’inflation

Il importe également de noter que les hausses tarifaires accordées par la Régie dépassent le rythme actuel de l’inflation. Selon les données les plus récentes de Statistique Canada, l’inflation annuelle au Canada s’établissait à 1,8 % en février, tandis qu’au Québec elle se situe autour de 2,8 % sur 12 mois, selon l’Institut de la statistique du Québec.

Dans ce contexte, des augmentations de 3,6 % par année pendant trois ans entraîneront une hausse des tarifs d’électricité plus rapide que l’évolution générale des prix, accentuant ainsi la pression sur les coûts des usines et contribuant à nourrir l’inflation dans son ensemble.

Porter la voix des industriels

Le président de l’AQCIE, M. Jocelyn B. Allard, a accordé plusieurs entrevues afin de mettre en lumière les enjeux liés à la hausse des tarifs d’électricité et leurs impacts sur la compétitivité des usines québécoises.

Vous trouverez ci-dessous les articles à ce sujet :

Hausse des tarifs d’Hydro-Québec de 3 % | L’électricité augmentera plus que l’inflation

Hausses tarifaires : la Régie limite les hausses d’Hydro | JDM

Prix de l’électricité : les industriels soulagés, mais toujours inquiets

L’AQCIE continuera de porter la voix des grands consommateurs d’électricité afin de défendre des tarifs d’électricité compétitifs et prévisibles, essentiels pour soutenir l’investissement industriel et préserver la vitalité économique du Québec.

Nous vous tiendrons au courant des prochains développements dans ce dossier.

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Trois associations, dont l’AQCIE, unissent leurs voix pour freiner la dérive réglementaire et éviter un mur tarifaire

2 mars 2026

Chers membres,

L’Association québécoise des consommateurs industriels d’électricité (AQCIE), la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) et Option consommateurs ont publié le 2 mars un communiqué conjoint accompagné d’un document détaillant cinq correctifs essentiels à apporter afin de freiner la dérive réglementaire et d’éviter aux entreprises et aux consommateurs de frapper un mur tarifaire.

Depuis 2019, le cadre législatif québécois a été affaibli au point de ne plus assurer une surveillance adéquate des activités d’Hydro-Québec, ni une protection suffisante contre des hausses tarifaires injustifiées. Dans le contexte du Plan d’action 2035 d’Hydro-Québec, qui prévoit jusqu’à 200 G$ en investissements et en dépenses, il est plus que jamais nécessaire de rétablir une gouvernance solide et prévisible, à l’abri des décisions politiques changeantes.

« Il est impératif que la Régie de l’énergie puisse exercer pleinement son rôle et ses pouvoirs face au monopole qu’est Hydro-Québec, de sorte que chaque classe de clients québécois paie des tarifs d’électricité fondés uniquement sur le coût du service qui lui est rendu, et ce, sans plus qu’un rendement raisonnable pour Hydro-Québec. Il est tout aussi urgent d’entamer un examen public et transparent du prix du bloc d’électricité patrimoniale, établi il y a plus de 25 ans, à la lumière de l’évolution des besoins énergétiques, de l’ampleur des investissements à venir et du contexte de compétitivité mondiale accrue dans lequel évoluent les industries. »
─ Jocelyn B. Allard, président de l’AQCIE

Cinq correctifs essentiels à apporter

Dans leur document conjoint, les trois associations proposent cinq mesures clés au gouvernement afin de rétablir des bases saines et durables :

  • Redonner à la Régie de l’énergie la pleine liberté des moyens dans l’exercice de son mandat
  • Éliminer le plafond à la hausse annuelle des tarifs domestiques, tout en protégeant les ménages
  • Permettre à la Régie d’évaluer les appels d’offres en approvisionnements d’électricité, y compris ceux autorisés par le gouvernement
  • Retirer les éléments non essentiels des tarifs d’électricité
  • Entamer une discussion publique sur l’interfinancement et le bloc patrimonial

Une avancée importante pour les priorités de l’AQCIE

Cette alliance entre les trois organisations constitue une avancée importante pour l’une des revendications historiques de l’AQCIE, soit la révision de l’interfinancement qui pénalise depuis longtemps les tarifs industriels et dont les effets se sont accentués avec l’imposition du plafond tarifaire de 3 % aux tarifs résidentiels par le gouvernement actuel.

Le ralliement de la FCEI et d’Option consommateurs, qui représente les intérêts des consommateurs résidentiels, renforce la portée et la crédibilité de cette priorité de l’AQCIE.

Les trois associations conviennent de la nécessité de revenir à une tarification fondée sur le coût du service d’Hydro-Québec, déterminé par une Régie de l’énergie exerçant pleinement les pouvoirs d’un régulateur indépendant, afin de dépolitiser la fixation des tarifs d’électricité au Québec et d’assurer une répartition plus juste des coûts entre les différentes catégories de clients d’Hydro-Québec.

Vous pouvez également lire l’article publié à ce sujet (accessible via application mobile) :

La facture d’électricité des Québécois risque de grimper, selon trois groupe | Le Devoir

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L’incertitude fait reculer la consommation d’électricité de plusieurs membres

13 février 2026

Au cours des derniers jours, une dizaine d’entre vous nous ont transmis, comme chaque année, leurs données annuelles de consommation d’électricité. Or, ce plus récent bilan révèle une tendance préoccupante : 75 % des industriels ont réduit leur consommation en 2025 par rapport à 2024.

Comme l’a souligné M. Jocelyn B. Allard, président de l’AQCIE, en entrevue avec François Normand du journal Les Affaires, il s’agit d’une situation sans précédent.

« Après 30 ans dans le domaine de l’énergie, je peux dire que je n’ai jamais vu une telle incertitude », affirme M. Allard.

Selon M. Allard, ce recul s’explique d’abord par le ralentissement économique lié à la guerre commerciale avec les États-Unis ainsi que par les répercussions des tarifs douaniers. À cela s’ajoute un manque de prévisibilité quant à l’évolution des prix de l’électricité à long terme au Québec, ce qui complique la planification des investissements et freine les projets de croissance.

Une interprétation contestée

Hydro-Québec indique pour sa part avoir constaté une baisse d’environ 1 % de la consommation industrielle en 2025, que la société d’État attribue en grande partie aux efforts en efficacité énergétique.

L’AQCIE réfute cette interprétation. Les données transmises par nos membres, de même que l’ampleur de certaines diminutions observées, reflètent davantage un contexte économique et réglementaire difficile qu’un simple effet d’optimisation énergétique.

Préserver notre tissu industriel à long terme

Cette conjoncture alarmante fragilise la compétitivité du secteur industriel québécois et compromet des investissements structurants dans plusieurs régions. Il est donc essentiel que des mesures soient mises en place rapidement afin de rétablir un climat de prévisibilité et de confiance, notamment en matière de détermination des tarifs d’électricité à long terme.

L’AQCIE poursuivra ses représentations afin de faire valoir la réalité du terrain et de défendre les conditions nécessaires à la compétitivité de nos entreprises.

Vous pouvez lire l’article dans son intégralité ici :

Plusieurs industriels au Québec ont réduit leur consommation d’électricité en 2025 | Les Affaires

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Centres de données : mirage économique plutôt qu’eldorado

10 février 2026

Sous la plume de Charles Lecavalier, un dossier spécial publié dans La Presse sur les centres de données met en lumière les nombreux questionnements entourant l’implantation croissante de ces infrastructures hautement énergivores dans plusieurs municipalités du Québec, notamment avec l’arrivée prochaine d’un centre de données de Google à Beauharnois.

Le Québec compte actuellement 82 centres de données, dont la consommation électrique totale s’élève à 150 MW et qui devrait atteindre 1 100 MW en 2035, selon les prévisions d’Hydro-Québec. Le ministère de l’Économie et de l’Énergie du Québec perçoit cette expansion comme une occasion majeure de développement économique pour la province.

Or, plusieurs acteurs expriment de sérieuses préoccupations quant à ce virage et ses retombées réelles à long terme. M. Jocelyn B. Allard, président de l’AQCIE, remet en question le choix du gouvernement de privilégier ainsi les centres de données au détriment des industries du Québec qui contribuent de façon importante à la richesse collective de la province. Des usines québécoises se voient refuser des blocs d’électricité pour accroître leurs activités, alors que les centres de données en obtiennent tout en générant très peu d’emplois. M. Allard cite à cet égard une étude de l’Institut du Québec réalisée avec la firme Aviseo, selon laquelle l’impact des centres de données sur le PIB du Québec se situe entre quatre et cinq cents par kilowattheure consommé, comparativement à neuf cents pour les alumineries.

« Essentiellement, on va vendre notre électricité à long terme à des entreprises pour faire travailler trois gardiens de nuit. » – Jocelyn B. Allard

La Fédération québécoise des municipalités et l’Union des producteurs agricoles du Québec abondent dans le même sens, critiquant le potentiel limité de création d’emplois de cette filière, ainsi que la perte de terres agricoles associée à ces implantations.

Face à ces préoccupations, l’AQCIE continuera à se mobiliser afin d’inciter le gouvernement à mener une réflexion rigoureuse et à faire des choix cohérents favorisant une croissance durable et équilibrée de l’économie québécoise.

Vous pouvez lire l’article dans son intégralité ici :

Le prix de la ruée vers les données | La Presse

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Hydro-Québec et les tribunaux, un contournement préoccupant

30 janvier 2026

Dans un article publié dans La Presse le 29 janvier, la journaliste Hélène Baril met en lumière la tendance préoccupante d’Hydro-Québec à contester les décisions de la Régie de l’énergie directement devant les tribunaux, sans recourir au mécanisme de demande de révision pourtant prévu par la procédure réglementaire.

Un cadre réglementaire à respecter

Cette judiciarisation accrue des décisions réglementaires soulève de sérieuses inquiétudes et témoigne d’un affaiblissement, par Hydro-Québec, du respect de l’institution chargée d’encadrer le monopole de l’électricité.

L’article souligne également la politisation des tarifs d’électricité, une problématique maintes fois dénoncée par l’AQCIE. Cette situation exerce une pression inévitable sur la Régie et en complexifie l’exercice de ses responsabilités.

Il importe de rappeler que la Régie de l’énergie est un organisme indépendant qui joue un rôle fondamental. Celle-ci a la responsabilité d’établir des tarifs justes et raisonnables et a été créée afin d’assurer une gestion rigoureuse, indépendante et transparente du monopole d’Hydro-Québec, tout en protégeant l’ensemble des consommateurs dans un contexte où aucun choix de fournisseur n’est possible.

Des impacts concrets pour les intervenants

Le recours répété aux tribunaux a également pour effet d’affaiblir les intervenants qui participent habituellement aux travaux de la Régie. Plusieurs d’entre eux, dont l’AQCIE, ne disposent pas des moyens financiers nécessaires pour constamment faire valoir leurs arguments devant les cours de justice, contrairement à Hydro-Québec.

« C’est une tactique presque déloyale de la part d’Hydro-Québec », souligne M. Jocelyn B. Allard, président de l’AQCIE.

Hydro-Québec devant les tribunaux

Parmi les dossiers portés devant les tribunaux figurent notamment :
• Entente avec Énergir sur la biénergie
• Contestation de la hausse de 3,6 % accordée en 2025
• Changement refusé du traitement comptable des dépenses de maîtrise de la végétation
• Réduction des dépenses d’exploitation pour les années 2026-2028

Source : La Presse, « Hydro-Québec défie la Régie de l’énergie », 29 janvier 2026.

Préserver l’intégrité du rôle de la Régie de l’énergie

Dans ce contexte, l’AQCIE réaffirme l’importance de préserver l’intégrité du cadre réglementaire et le rôle fondamental de la Régie de l’énergie. Le respect des processus établis demeure essentiel afin d’assurer des décisions équitables et prévisibles, au bénéfice de l’ensemble des consommateurs d’électricité du Québec.

L’AQCIE continuera de suivre attentivement l’évolution de ces dossiers.

Vous pouvez lire l’article dans son intégralité ici :

Décisions | Hydro-Québec défie la Régie de l’énergie | La Presse

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Transition numérique et énergie: les préoccupations de l’AQCIE mises en lumière dans Le Devoir

26 janvier 2026

Le président de l’AQCIE, M. Jocelyn B. Allard, a récemment accordé une entrevue au quotidien Le Devoir dans le cadre d’un article portant sur les contradictions entre les ambitions numériques du Québec et sa capacité énergétique.

À cette occasion, M. Allard a rappelé une préoccupation centrale de l’AQCIE quant à la cohérence des orientations énergétiques. Alors qu’Hydro-Québec demande à ses clients de réduire leur demande d’électricité, le gouvernement du Québec cherche parallèlement à attirer de nouveaux consommateurs, notamment des centres de données fortement énergivores. M. Allard a d’ailleurs souligné que certains grands consommateurs industriels se sont vu refuser des blocs d’électricité additionnels.

Or, les centres de données ne constituent pas une activité industrielle structurante, ne générant que peu d’emplois, ne transformant pas de matières premières et n’offrant que des retombées économiques limitées pour le Québec. À titre d’exemple, une étude de l’Institut du Québec et d’Aviseo démontre que leur contribution au produit intérieur brut représente environ 4,5 cents par kilowattheure consommé, soit environ la moitié de celle des alumineries.

Faire les bons choix

Il est donc difficilement justifiable que des projets industriels québécois porteurs, soutenant des milliers d’emplois, soient freinés ou refusés faute d’électricité disponible.

« Dans ce contexte, il est difficile d’accepter que des usines québécoises qui soutiennent des milliers d’emplois et contribuent à la vitalité de régions entières ne puissent réaliser leurs projets et leurs investissements faute d’électricité, alors que des blocs importants d’électricité seraient réservés à une filière dont les retombées demeurent faibles. » - Jocelyn B. Allard

L’AQCIE réitère ainsi l’importance de faire des choix cohérents et transparents en matière d’allocation de l’énergie, en priorisant les usages qui maximisent les retombées économiques, industrielles et régionales pour le Québec, tout en respectant les objectifs de transition énergétique.

Soutenir les industries québécoises est d’autant plus crucial dans le contexte actuel marqué par des menaces économiques constantes en provenance de nos voisins du Sud.

Vous pouvez lire l’article dans son intégralité ici :

Pourquoi Les ambitions numériques et environnementales du Québec sont-elles conciliables? | Le Devoir

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