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Transition numérique et énergie: les préoccupations de l’AQCIE mises en lumière dans Le Devoir
26 janvier 2026
Le président de l’AQCIE, M. Jocelyn B. Allard, a récemment accordé une entrevue au quotidien Le Devoir dans le cadre d’un article portant sur les contradictions entre les ambitions numériques du Québec et sa capacité énergétique.
À cette occasion, M. Allard a rappelé une préoccupation centrale de l’AQCIE quant à la cohérence des orientations énergétiques. Alors qu’Hydro-Québec demande à ses clients de réduire leur demande d’électricité, le gouvernement du Québec cherche parallèlement à attirer de nouveaux consommateurs, notamment des centres de données fortement énergivores. M. Allard a d’ailleurs souligné que certains grands consommateurs industriels se sont vu refuser des blocs d’électricité additionnels.
Or, les centres de données ne constituent pas une activité industrielle structurante, ne générant que peu d’emplois, ne transformant pas de matières premières et n’offrant que des retombées économiques limitées pour le Québec. À titre d’exemple, une étude de l’Institut du Québec et d’Aviseo démontre que leur contribution au produit intérieur brut représente environ 4,5 cents par kilowattheure consommé, soit environ la moitié de celle des alumineries.
Faire les bons choix
Il est donc difficilement justifiable que des projets industriels québécois porteurs, soutenant des milliers d’emplois, soient freinés ou refusés faute d’électricité disponible.
« Dans ce contexte, il est difficile d’accepter que des usines québécoises qui soutiennent des milliers d’emplois et contribuent à la vitalité de régions entières ne puissent réaliser leurs projets et leurs investissements faute d’électricité, alors que des blocs importants d’électricité seraient réservés à une filière dont les retombées demeurent faibles. » - Jocelyn B. Allard
L’AQCIE réitère ainsi l’importance de faire des choix cohérents et transparents en matière d’allocation de l’énergie, en priorisant les usages qui maximisent les retombées économiques, industrielles et régionales pour le Québec, tout en respectant les objectifs de transition énergétique.
Soutenir les industries québécoises est d’autant plus crucial dans le contexte actuel marqué par des menaces économiques constantes en provenance de nos voisins du Sud.
Vous pouvez lire l’article dans son intégralité ici :
Pourquoi Les ambitions numériques et environnementales du Québec sont-elles conciliables? | Le Devoir

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