Devenez membre

Une hausse de tarifs qui appauvrit les Québécois

À la lumière du taux d’inflation publié par Statistiques Canada cette semaine, les Québécois devront faire face à une hausse considérable des tarifs d’électricité à compter d’avril 2022. Cette importante augmentation de plus de 2,6 % est décriée par tous les partis d’opposition ainsi que par les acteurs du milieu, comme l’ont rapporté de nombreux médias au cours des derniers jours. Le taux d'inflation ayant fait un bond important, les Québécois sont donc pénalisés de toute part, y compris par une facture d’électricité plus importante que prévu. Rappelons qu’Hydro-Québec peut désormais hausser ses tarifs en fonction de l’inflation depuis l’adoption du projet de loi 34 en 2019, et ce, sans autorisation de la Régie de l’énergie, exception faite du tarif L.

Des incidences importantes pour les industriels du Québec

Les industriels du Québec sont grandement pénalisés par cette nouvelle, le taux d’inflation étant également partie prenante du calcul effectué par la Régie de l’énergie pour fixer le tarif L. En se fondant sur la méthodologie actuelle, la hausse du tarif L serait d’environ 1,7 % à compter du 1er avril 2022, ce qui s’avère tout simplement inacceptable. Contrairement à l’esprit de la loi, cette augmentation du tarif nuira à la compétitivité du secteur industriel qui fait face à une compétition mondiale féroce.

Cette annonce survient alors même que la demande en révision pour l’indexation du tarif L soumise en mars 2021 par l’AQCIE vient d’être rejetée. La Régie de l’énergie étant de par la loi le forum pour décider du bien-fondé ou non de sa décision originale, vient en effet de confirmer cette décision qu’elle avait elle-même rendue, soit l’augmentation déjà décrétée de 0,845% du tarif L à compter du 1er avril 2021.

Le constat qu’on doit faire aujourd’hui des conséquences du projet de loi 34 imposée aux Québécois est que le tarif L des industriels d’ici aura subi en deux ans, une augmentation équivalente à 509 % de la hausse cumulative des cinq années précédentes qui s’élevait à 0,5 %.

Déconnection des enjeux sur le terrain

Les incompréhensions des enjeux vécus sur le terrain sont certes déconcertantes et les propos du ministre de l’Énergie, Jonatan Julien, en sont un parfait exemple. En réponse aux questions soulevées par cette hausse de tarifs allant bien au-delà des besoins de revenus d’Hydro-Québec, ce dernier a rétorqué que la Régie de l’énergie pourra diminuer les tarifs −lors de son examen en 2025− si elle évalue que les Québécois ont payé leur électricité trop chère. A-t-on vraiment besoin de souligner que ni les industriels du Québec et ni la société québécoise ne devraient avoir à potentiellement financer et enrichir Hydro-Québec de la sorte ? Les répercussions d’une telle hausse sont réelles et immédiates et viennent affaiblir la compétitivité des entreprises du Québec qui n’ont tout simplement pas les moyens d’attendre une éventuelle baisse des tarifs d’Hydro-Québec, sans espoir de remise des montants qui seront versés en trop.

Il est important d’agir et de faire valoir les nombreux défis auxquels les industriels font face. L’AQCIE est fermement engagée à défendre les intérêts de ses membres et demeure active dans ce dossier. Nous continuons ainsi d’évaluer les options qui s’offrent à nous dans le cadre du processus d’indexation devant la Régie de l’énergie d’ici avril 2022.

Vous pouvez prendre connaissance des divers articles sur le sujet :

Ici Radio-Canada, le 19 octobre 2021
La Presse canadienne


Hausse des tarifs d’hydroélectricité :
Québec n’interviendra pas

En savoir plus

spacer

La Presse, le 19 octobre 2021
Charles Lecavalier


Québec confirme une hausse d’au moins 2,6 %

En savoir plus

spacer

Le Journal de Québec, le 19 octobre 2021
Nicolas Lachance


Hors de question de limiter les hausses de tarifs d’électricité

En savoir plus

séparation

Exportations d’Hydro-Québec vers New York :
une entente qui ne doit pas se faire au détriment des consommateurs d’électricité québécois

En début de semaine, Hydro-Québec a annoncé le plus important contrat d’exportation de son histoire, soit la livraison de 10,4 térawattheures d’électricité par année pour alimenter l’État de New York à partir de 2025, et ce, sur une période de 25 ans.

Sur maintes tribunes, la société d’État et le gouvernement du Québec ont ainsi vanté les nombreux bénéfices et les retombées économiques de cette entente pour le Québec. Derrière cette bonne nouvelle se cachent néanmoins des considérations importantes et des inquiétudes qui se doivent d’être adressées relativement aux incidences sur les tarifs d’électricité au Québec ainsi que sur la compétitivité du secteur industriel québécois.

Dans son article paru dans La Presse+ hier matin, la journaliste Hélène Baril fait notamment mention de certaines appréhensions soulevées par Jocelyn B. Allard, président de l’AQCIE. Consultez l’article en cliquant ici.

Dans un article paru subséquent ce matin, madame Baril revient à la charge en notant le refus du gouvernement du Québec de s’engager à ce que ce contrat ne se traduise pas par une augmentation des tarifs d’électricité pour les Québécois. Consultez l’article en question en cliquant ici.

Des incidences potentielles sur la facture d’électricité des Québécois

En ajoutant ce nouveau contrat d’exportation à celui du Massachusetts ainsi qu’aux besoins additionnels en matière d’électrification des transports, Hydro-Québec n’écarte pas la possibilité d’avoir recours à la construction de nouvelles centrales pour répondre à la demande au cours des prochaines années. De la voix même du porte-parole d’Hydro-Québec, de telles nouvelles installations entraîneront une augmentation de la facture d’électricité des Québécois.

La question du financement de la ligne de transport soulève également des inquiétudes quant à l’impact sur les tarifs d’électricité, alors que ce sujet est au cœur même d’enjeux et de débats actuels au Québec relativement à d’autres lignes de transport d’Hydro-Québec. À noter que ce nouveau projet d’exportation prévoit la construction d’une ligne de transport entre la frontière canado-américaine et la ville de New York, y compris une partie québécoise détenue en copropriété avec la communauté mohawk de Kahnawake. Il importe donc qu’une garantie soit donnée à savoir que cette ligne construite exclusivement à des fins d’exportation ne sera payée d’aucune manière par les consommateurs d’électricité québécois.

Maintenir la compétitivité du secteur industriel

Le prix de vente de l’électricité aux Américains demeure une autre grande inconnue dans cette entente et l’AQCIE entend bien se faire entendre à cet égard. La facture d’électricité des industriels québécois représentant une portion importante de leurs coûts d’exploitation, la lumière doit être faite afin de s’assurer que le prix de l’électricité offert aux Américains n’engendre pas un avantage concurrentiel additionnel aux consommateurs d’électricité américains face à ceux du Québec, ce qui viendrait éroder la compétitivité des usines québécoises.

En somme, l’AQCIE reconnaît les mérites de ce contrat historique et l’applaudit, sous toute réserve que l’entente n’entraîne pas une hausse des tarifs d’électricité pour les Québécois ni ne se fasse au détriment des industriels du Québec.

L’AQCIE continuera donc d’analyser ce contrat et de suivre ce dossier de près, tout en faisant valoir la pertinence d’un débat juste et transparent quant aux coûts réels et aux impacts concrets pour les consommateurs industriels d’électricité du Québec

séparation

L’Ontario va de l’avant avec une réduction des tarifs industriels d’électricité

Dans le cadre de son dernier budget, le gouvernement ontarien de Doug Ford a concrétisé sa promesse de réduire la facture d’électricité des grandes entreprises de sa province. La journaliste Hélène Baril de La Presse signe un texte à ce sujet en brossant un portrait sommaire de la situation ontarienne. Elle souligne notamment l’objectif de cette mesure visant à améliorer la compétitivité des entreprises.

Du côté québécois, les préoccupations de l’AQCIE sont rapportées dans l’article alors que les industries québécoises sont confrontées à une baisse des prix de vente d’électricité à l’échelle de l’Amérique du Nord.

« Ce qui est inquiétant pour nous, c’est que partout ailleurs, la tendance des prix est à la baisse, alors qu’ici, la tendance est à la hausse » − Jocelyn Allard, président de l’AQCIE.

Le tarif industriel grande puissance augmentant de 0,845 % à compter du1er avril au Québec, de nouvelles mesures répondant adéquatement aux besoins des industriels du Québec doivent impérativement être mises de l’avant pour assurer le maintien de l’écart de compétitivité qui ne fait que s’éroder au détriment de nos usines et ainsi, favoriser la pérennité de notre secteur.

Cliquez ici pour accéder à l’article d’Hélène Baril de La Presse.

séparation

L’AQCIE dans La Presse :
La plus forte hausse du tarif L depuis cinq ans

La journaliste Hélène Baril signe un texte dans l'édition du 3 mars 2021 de La Presse à la lumière de la décision de la Régie de l’énergie d’autoriser une hausse du tarif L de 0,845 % à compter du 1er avril 2021, applicable aux entreprises grandes consommatrices d’électricité.

« C’est extrêmement désolant et dommageable » − Jocelyn Allard, président de l’Association québécoise des consommateurs industriels d’électricité.

Dans son article, madame Baril reprend les principaux éléments mis de l’avant par l’AQCIE dans le cadre de ce dossier :

  • Les industriels devront composer avec la plus importante augmentation de leur tarif depuis cinq ans.
  • En raison de la baisse du prix de l’énergie aux États-Unis, le tarif L n’aurait pas dû être augmenté afin de maintenir sa compétitivité comme le veut la nouvelle législation (projet de loi 34).
  • La position concurrentielle du tarif L s’érode à l’échelle de l’Amérique du Nord alors que la valeur du dollar augmente et que la situation économique est difficile pour plusieurs entreprises au Québec.
  • Le Québec est contraint d’offrir un tarif réduit par rapport au tarif L pour attirer de nouveaux investissements industriels, ce qui prouve que ce tarif n’est plus compétitif.

L’AQCIE poursuit donc sa mission au quotidien afin de défendre les intérêts des industriels québécois qui doivent avoir accès, plus que jamais, à des outils répondant adéquatement à leurs besoins, que ce soit en matière de programmes commerciaux mis en place par Hydro-Québec ou par le biais de programmes gouvernementaux.

Vous pouvez consulter l’article d’Hélène Baril paru dans La Presse et La Presse+

séparation

La chute des prix d’électricité aux États-Unis a pesé sur les résultats financiers d’Hydro-Québec en 2020

La pandémie et le ralentissement économique nuisent grandement à de nombreuses entreprises au Québec, et Hydro-Québec n’y échappe pas. Dans le cadre du dévoilement de ses résultats financiers pour l’année financière 2020, la société d’État a annoncé une diminution de 620 millions $ de son bénéfice net.

Parmi les facteurs ayant contribué à cette baisse, on note la chute de quelque 25 % des prix d’électricité sur les principaux marchés d’exportation d’Hydro-Québec, notamment celui du nord-est du continent. Vous pouvez prendre connaissance du texte d’Hélène Baril paru le 17 février dans La Presse qui couvre le sujet.

Or, cette baisse des prix de vente de l’électricité invoquée par Hydro-Québec rejoint justement le fondement même du mémoire de l’AQCIE déposé auprès de la Régie de l’énergie dans le cadre de la fixation du tarif L pour 2021 présentement en cours. Comme mentionné dasn la précédente nouvelle (voir ci-bas), notre analyse approfondie illustre sans équivoque la tendance à la baisse des prix de vente de l’électricité du secteur industriel pour l’ensemble des États-Unis, la diminution étant d’autant plus prononcée dans les États qui possèdent des usines en concurrence directe avec celles des membres de l’AQCIE.

Alors que la Régie de l’énergie doit rendre sa décision au cours des prochaines semaines, nous réitérons donc l’importance de ne pas augmenter le taux du tarif L afin de maintenir la compétitivité de nos industries québécoises dans un contexte sanitaire et d’affaires empreint d’incertitudes.

séparation

Indexation du tarif L : l’AQCIE démontre qu’une baisse tarifaire en 2021 est requise pour maintenir la compétitivité des industries québécoises

La Régie de l’énergie doit rendre sa décision quant au taux d’indexation du tarif L pour 2021 au cours des prochaines semaines. Rappelons qu’Hydro-Québec a annoncé à l’automne dernier une hausse de 1,3 % des tarifs d’électricité pour l’ensemble de ses clients à compter du 1er avril 2021, à l’exception des grands consommateurs industriels d’électricité. Cette indexation automatique au taux d’inflation fait suite à l’adoption du projet de loi numéro 34 en décembre 2019 par le biais duquel Hydro-Québec n’a pas à obtenir l’autorisation de la Régie de l’énergie pour augmenter ses tarifs jusqu’en 2025.

Grâce aux représentations de l’AQCIE, le taux d’indexation du tarif L demeure toutefois fixé par la Régie de l’énergie sur une base annuelle.

Prix de l’électricité à la baisse dans les juridictions concurrentes

Dans le cadre de son examen devant mener à la fixation du tarif L, la Régie de l’énergie est tenue de prendre en considération le maintien de la compétitivité du prix de l’électricité pour le secteur industriel. En appui à cette démarche, l’AQCIE a déposé une analyse approfondie auprès de la Régie afin d’illustrer notamment la position concurrentielle du tarif L. La tendance à la baisse des prix de vente de l’électricité du secteur industriel pour l’ensemble des États-Unis est sans équivoque, et la diminution est d’autant plus prononcée dans les États qui possèdent des usines en concurrence directe avec celles des membres de l’AQCIE. De plus, la baisse du prix du gaz naturel, qui se maintient à un bas niveau historique depuis plusieurs années, continue d’éroder la compétitivité du tarif L comparativement au coût de l’énergie dans le secteur industriel aux États-Unis.

À la lumière de l’étude soumise par l’AQCIE, une baisse de plus de 5 % du tarif L est donc requise pour ramener le tarif L à un niveau concurrentiel comparativement au tarif moyen de 2019 qui prévalait dans les états américains. À tout le moins, l’AQCIE demande à ce que la Régie maintienne le tarif L au taux actuel pour une année additionnelle. Compte tenu de l’incertitude économique liée à la pandémie qui continue de sévir, il serait mal venu d’ajouter des coûts de production à nos usines québécoises avec une augmentation injustifiée du tarif L. Vous pouvez consulter le mémoire de l’AQCIE déposé devant la Régie de l’énergie en date du 28 janvier 2021 en cliquant ici.

Sans surprise, Hydro-Québec a, pour sa part, proposé d’augmenter le tarif L de 65 % du taux d’inflation mentionné ci-haut, soit une hausse de 0,85 % du tarif L (1,3 % x 0,65%).

Aucun tarif d’électricité ne devrait être augmenté au Québec cette année

Ayant vigoureusement dénoncé à l’automne la hausse de 1,3 % des tarifs d’Hydro-Québec, l’AQCIE continue toujours de contester le calcul de taux d’inflation de la société d’État. Utilisant des indices mensuels d’inflation, Hydro-Québec aurait dû calculer la variation annuelle de l’indice des prix à la consommation qui s’est avérée nulle. En d’autres mots, les tarifs d’électricité ne devraient pas augmenter en 2021 pour aucun des clients d’Hydro-Québec.

Cliquez ici pour lire le texte d’Hélène Baril paru le 16 février dans La Presse + qui discute du sujet.

Favoriser la croissance de l’activité industrielle au Québec

Il est primordial de conserver un tarif L compétitif pour favoriser le maintien et la croissance de l’activité industrielle du Québec. L’investissement de plusieurs millions de dollars de la multinationale française Air Liquide à Bécancour pour accueillir le plus grand électrolyseur au monde utilisant la technologie d’échanges de protons pour produire de l’hydrogène est en un exemple probant. Le coût de production élevé de l’hydrogène étant un obstacle à son développement, l’entreprise réussit à en produire à un prix compétitif, notamment grâce à de l’électricité à bas prix. Or, Hydro-Québec et le gouvernement du Québec ont dû offrir des rabais additionnels pour atteindre ce prix compétitif, car le tarif L ne suffisait pas à lui seul. Cliquez ici pour lire l’article.

De concert avec les entreprises qu’elle représente, l’AQCIE continue d’œuvrer au quotidien à l’instauration de conditions propices à l’essor industriel du Québec et à la création de richesses dont tous les Québécois bénéficient ultimement.

séparation

Tarifs d’électricité : Hydro-Québec doit contribuer à la relance économique du Québec

Comme le soulignait Hélène Baril dans son article paru dans La Presse+ le samedi 7 novembre 2020, Hydro-Québec vient d’annoncer une hausse de 1,3 % des tarifs d’électricité au Québec à compter du 1er avril 2021.

Bien que strictement correct en vertu de la nouvelle loi (l’ancien projet de loi 34) qui permet désormais Hydro-Québec à fixer ses tarifs selon l’inflation jusqu’en 2025 sans autorisation de la Régie de l’énergie, cette augmentation est néanmoins consternante.

Calculée selon les taux mensuels d’inflation du 30 septembre 2019 au 30 septembre 2020, cette hausse de 1,3 % inclut six mois d’un monde pré-COVID où les taux d’inflation approchaient les 3 % au Québec. Or, la conjoncture est tout autre depuis le mois d’avril 2020 avec une moyenne mensuelle d’inflation de l’ordre de 0,2 %. La hausse annoncée par Hydro-Québec de 1,3 % calculée sur 12 mois correspond donc à un taux d’indexation 550 % plus élevé que le taux d’inflation représentatif de la réalité post-COVID qui est de 0,2%. L’environnement économique et social étant complètement chamboulé depuis avril 2020, comment le gouvernement du Québec, seul actionnaire d’Hydro-Québec, peut-il permettre au monopole d’État d’inclure dans son calcul des données d’inflation désormais désuètes à la lumière de la nouvelle réalité économique et social qui prévaut ?

Le monde a bel et bien changé en quelques mois et en faire fi serait mal venu. Vous pouvez écouter l’entrevue radio du journaliste et blogueur Michel Morin au 98,5 FM à Montréal qui fait ressortir les enjeux d’une telle approche déconnectée de la réalité par Hydro-Québec.

Cette hausse annoncée ne vise actuellement pas le tarif L puisque c’est la Régie de l’énergie qui doit en fixer l’augmentation d’ici le printemps 2021. Il va sans dire que l’AQCIE est active pour promouvoir les intérêts des industriels du Québec et limiter la demande de hausse éventuelle du tarif L.

Pour les industriels du Québec, on ne peut répéter assez à quel point l’électricité représente un élément important pour leur pérennité et leur compétitivité à l’échelle mondiale, et toute augmentation des tarifs d’électricité se traduit par des milliers, sinon des millions de dollars en coûts additionnels chaque année.

En augmentant ainsi les tarifs d’électricité, Hydro-Québec nuit vraisemblablement à la relance économique du Québec. Ironiquement, la Banque du Canada vient d’annoncer qu’aucune hausse de taux d’intérêt n’est prévue d’ici 2023 afin de faciliter la relance économique canadienne. Hydro-Québec devrait donc s’en inspirer et contribuer à la reprise, et non y nuire, en favorisant la compétitivité des entreprises à l’échelle du Québec en cette période d’incertitude.

La Presse +, 7 novembre 2020
Hélène Baril


ÉNERGIE ET RESSOURCES
Hausse de 1,3 % des tarifs d’électricité au Québec

Après un gel d’un an, les tarifs d’électricité augmenteront de 1,3 % au Québec le 1er avril 2021. Cette augmentation correspond à la variation de l’indice des prix à la consommation au Québec entre le 30 septembre 2019 et le 30 septembre 2020, a expliqué Hydro-Québec dans une annonce vendredi. C’est la première fois qu’Hydro-Québec augmente ses tarifs sans passer par l’approbation de la Régie de l’énergie, comme le permet maintenant la loi adoptée par le gouvernement Legault (loi 34).

En savoir plus

separateur

98,5 Montréal, 10 novembre 2020
Michel Morin


Avait-on vraiment besoin d’une hausse des tarifs d’Hydro-Québec?

Écoutez l'entrevue audio

séparation

Fin annoncée des surplus d’électricité : l’AQCIE est active pour valider les réels besoins d’Hydro-Québec

Le texte d’Hélène Baril paru dans La Presse+ le jeudi, 6 août dernier fait état d’un éventuel manque d’électricité selon les prévisions d’Hydro-Québec qui sonde d’ores et déjà les producteurs privés afin de s’approvisionner en électricité. Or, des questionnements et des préoccupations subsistent quant aux réels besoins de la société d’État au cours des prochaines années ainsi que face à son empressement à se lancer en appel d’offres.

Dans son Plan d’approvisionnement 2020-2029 déposé auprès de la Régie de l’énergie, Hydro-Québec prévoit la fin de ses surplus d’électricité dès 2025. À l’instar des experts indépendants cités dans l’article, l’AQCIE émet de nombreuses réserves relativement à ces prévisions, ce qu’elle entend bien défendre à titre d’intervenante lors des audiences devant la Régie prévues dès le mois de septembre.

Les besoins réels en énergie exprimés par la société d’État ainsi que leur évolution au cours des dix prochaines années sont questionnables. À titre d’exemple, est-il justifié d’affirmer que l’électrification des transports, les cryptomonnaies et les serres occasionneront une hausse significative de la demande dans un avenir rapproché ? Dans la même veine, les besoins accrus annoncés pour desservir le secteur industriel québécois sont-ils réalistes alors que nous faisons maintenant face à une économie mondiale en pleine tourmente ? Les prévisions d’Hydro-Québec ont été établies à la fin de 2019 et ne tiennent donc pas compte des impacts de la pandémie sur l’économie québécoise. À cet égard, Hydro-Québec rétorque que la crise liée à la COVID-19 ne changera pas les prévisions à moyen et à long terme. Cet optimisme a de quoi surprendre.

D’ailleurs, des prévisions trop optimistes d’Hydro-Québec ont, par le passé, mené à de mauvaises décisions, ce qui a engendré des surplus d’électricité importants sur de nombreuses années. Ne pensons qu’aux contrats à long termes pour l’achat d’énergie éolienne en 2013 dont nous n’avions pas besoin. Ultimement, les coûts engendrés par ces surplus d’électricité sont assumés par la clientèle d’Hydro-Québec. Pour les grands industriels, l’approvisionnement en électricité représente une composante majeure de la facture d’électricité et toute hausse de tarifs peut se traduire par des milliers, sinon des millions de dollars en coûts additionnels chaque année.

L’activité industrielle étant actuellement en baisse majeure au Québec, il est fort inopportun de songer à rajouter des coûts à des entreprises qui tentent déjà de survivre à cette crise. Au contraire, les efforts devraient viser à favoriser leur compétitivité en cette période d’incertitude. Hydro-Québec doit prendre le temps de revoir ses prévisions à la lumière du nouveau contexte économique et bien évaluer les différentes alternatives qui s’offrent à elle afin de minimiser les coûts pour les consommateurs d’électricité. D’autres mécanismes doivent être considérés, ne pensons qu’à l’option de l’électricité interruptible chez la clientèle industrielle qui pourrait être bonifiée.

Il importe également de souligner que les industriels du Québec, au même titre que les autres consommateurs d’électricité québécois, ne doivent pas assumer la relance post-pandémie et le développement économique et social par le biais des tarifs d’électricité. Bien que louables, ces objectifs doivent se faire au moyen de programmes gouvernementaux appropriés et non en refilant la facture aux consommateurs d’électricité du Québec. C’est d’ailleurs ce principe directeur qui a guidé la demande d’intervention de l’AQCIE devant la Régie de l’énergie dans le cadre du récent dossier de demande de modification de la tarification pour les serres agricoles.

Avant de courtiser les producteurs privés et de lancer des appels d’offres, la société d’État doit faire preuve de prudence. Évitons de répéter les erreurs du passé en générant des surplus d’électricité pendant des années, à des prix supérieurs à ce qui pourrait être obtenu, et qui devront ultimement être assumés par la clientèle d’Hydro-Québec, ajoutant ainsi aux coûts de nos industriels québécois.

La Presse, le 6 août 2020
Hélène Baril


Électricité: Hydro magasine auprès des producteurs privés

En savoir plus

séparation

Une aide qui ne répond pas adéquatement aux besoins en temps de crise

Comme le souligne Hélène Baril dans son article « Hydro-Québec offre des millions aux entreprises pour réduire leur consommation » publié dans La Presse le 11 juin, Hydro-Québec table sur un nouveau programme d’efficacité énergétique comme moteur de relance pour ses clients d’affaires dans un contexte de crise. Bien que l’AQCIE reconnaisse l’importance accordée aux initiatives vertes dans une perspective d’avenir, l’aide proposée par Hydro-Québec ne répond malheureusement pas aux graves enjeux auxquels font face les consommateurs industriels d’électricité du Québec en ces temps difficiles.

Comme bien d’autres, les industries du Québec sont frappées de plein fouet par la pandémie et le ralentissement économique qui en découle. D’une part, les revenus fondent en raison de la chute de la demande de produits qui se fait ressentir dans plusieurs secteurs d’activités. D’autre part, les coûts requis pour assurer la compétitivité des usines à l’échelle mondiale jumelés aux dépenses additionnelles liées aux mesures sanitaires demeurent très élevés. Cette conjoncture crée une pression énorme au chapitre des liquidités, soit un défi réel qui se doit d’être résolu dans un avenir rapproché.

Proposer aux entreprises d’investir des sommes additionnelles dans des programmes d’efficacité énergétique est inopportun et ne rencontre pas les besoins actuels. Alors que la facture d’électricité représente un poids important pour de nombreuses usines québécoises, il importe de trouver des solutions adaptées aux graves problèmes de liquidités comme le report ou l’allègement des clauses contractuelles avec Hydro-Québec dans le but de réduire les coûts d’électricité à court terme.

À cet égard, une coalition formée par l’AQCIE et trois autres associations d’industriels (l’Association de l’aluminium du Canada, l’Association canadienne de l’industrie de la chimie et le Conseil de la transformation alimentaire du Québec) a été créée. Nous poursuivons activement nos représentations auprès du premier ministre du Québec, de ministres ayant des responsabilités économiques ainsi qu’auprès d’Hydro-Québec afin de proposer des mesures visant à réduire la pression sur les liquidités des entreprises.

L’AQCIE continue également de mettre en lumière les enjeux vécus par les industriels du Québec dans le cadre d’une cellule de veille hebdomadaire liée au secteur de l’électricité instaurée par le gouvernement du Québec.

Alors que nous continuons d’évoluer dans un climat d’incertitude et de ralentissement économique, le gouvernement du Québec se doit de mettre de l’avant des mesures adaptées aux enjeux vécus par les industriels du Québec afin de les aider à surmonter cette crise sans précédent et ainsi protéger l’activité industrielle dont dépendent maintes régions du Québec.

La Presse, le 11 juin 2020
Hélène Baril


Hydro-Québec offre des millions aux entreprises pour réduire leur consommation

En savoir plus

separateur

Pour consulter le programme d’Hydro-Québec en question, cliquer ici

séparation

L’AQCIE continue de veiller aux intérêts
des industriels du Québec

La crise qui secoue actuellement tous les pans de la société amène son lot de défis et d’incertitude. L’AQCIE garde le cap et continue de veiller aux intérêts des consommateurs industriels d’électricité du Québec. À cet égard, les grands enjeux auxquels les industriels font actuellement face sont relayés auprès des décideurs gouvernementaux et d’Hydro-Québec, notamment par les représentations actives et régulières du président de l’AQCIE auprès de ces instances.

Alors que de nombreux industriels sont reconnus à titre d’entreprises essentielles, le rôle de premier plan qu’occupe la sphère industrielle au sein des secteurs névralgiques du Québec est sans équivoque.

séparation

La journée des membres de l’AQCIE sous le signe de la nouvelle législation

La journée des membres de l’AQCIE qui s’est tenue le 5 février 2020 à Longueuil a donné lieu encore cette année à des présentations fort pertinentes ainsi qu’à des échanges fructueux tout au long de l’événement.

La nouvelle Loi visant à simplifier le processus d’établissement des tarifs de distribution d’électricité (auparavant le projet de loi n°34) du gouvernement du Québec a été au cœur de la programmation, axée spécifiquement sur ses implications pour les clients industriels d’électricité du Québec.
 

M. Olivier Charest, président du conseil d’administration de l’AQCIE et M. Jocelyn B. Allard, président de l’AQCIE, ont notamment offert une formation en réglementation et fixation des tarifs d’électricité.

Nous remercions M. Éric Filion, président d’Hydro-Québec Distribution, et ses collègues pour leurs présentations dans le cadre de l’événement ainsi que pour les échanges qui ont suivi.

Mettre de l’avant les intérêts des grands consommateurs d’électricité du Québec demeure notre priorité !

séparation

Plus de nouvelles dans la salle de presse