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Nouvelles commentées de 2014

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Le tarif industriel d’Hydro-Québec fait des victimes

Devant la perte constante de compétitivité du tarif industriel de grande puissance – ou L – d’Hydro-Québec à l’échelle nord-américaine, les entreprises d’ici n’ont d’autre choix que d’aller investir ailleurs. À la perte de compétitivité déjà flagrante, le gouvernement vient ajouter de l’instabilité et de l’imprévisibilité dans l’établissement des tarifs, en s’arrogeant le droit, dans le Projet de loi 28, d’influer directement sur les tarifs d’électricité.

Olin en arrive à sa décision après quatre années de négociations et de représentations devant le gouvernement et Hydro-Québec. Comment affirmer ensuite que l’essor de l’industrie, de l’emploi et la création de richesses soient des priorités pour le gouvernement et la société d’État ? Si rien n’est fait, d’autres délocalisations et d’autres fermetures suivront. On ne peut jouer impunément avec les tarifs industriels dans une économie mondialisée..

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Le Journal de Montréal, le 15 décembre 2014
Michel Morin


Olin blâme Hydro pour les pertes d’emplois
L’usine de chlore de Bécancour ne reconstruira pas la partie du site dévastée par une explosion en juin

Un haut responsable de la compagnie Olin dénonce fermement les tarifs d’Hydro-Québec, responsables selon lui de la décision de l’entreprise de ne pas reconstruire la partie de l’usine de Bécancour dévastée par une explosion en juin dernier.

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Prêts pour une nouvelle pointe historique

Hélène Baril soulignait dans son article que la mise en service de la centrale La Romaine 2 et de nouveaux parcs éoliens avaient ajouté 1147 mégawatts de puissance au réseau d'Hydro-Québec depuis l'an dernier, ce qui aidera à répondre aux demandes de pointe de l'hiver qui débute. Les grands industriels jouent aussi un rôle essentiel, car l'interruption temporaire de leur consommation d'électricité est nécessaire à l'équilibrage du réseau en plusieurs endroits du Québec.

Nous apprenions aujourd'hui lors d'audiences à la Régie de l'énergie que les ventes aux grandes industries sont révisées à la baisse de un TWh, principalement en raison de réductions de production et de fermetures dans les secteurs des Pâtes et papiers et des Mines. La pointe hivernale sera donc de 205 MW inférieure aux 37 985 MW identifiés par Hélène Baril, ce dont malheureusement personne ne peut se réjouir.

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La Presse+, le 8 décembre 2014
Hélène Baril


L’HIVER DE FORCE
Avant les pannes de la semaine dernière, Hydro-Québec s’attendait à un hiver moins stressant que celui de l’an dernier quand le froid record a fait grimper la consommation des Québécois à un niveau tout aussi record.

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Une hausse contenue à moins de 2 % pour les industriels en 2015

À la suite du dépôt de l'avis de préoccupation du gouvernement, Hydro-Québec Distribution (HQD) et la Régie de l'énergie ont refait leurs comptes. L'augmentation initiale de 3,9 %, avec report de 380 M$ sinon elle se serait élevée à 7,6 %, s'établirait maintenant à 2,4 %. Pour le Tarif L, qui n'est pas soumis à l'indexation de l'énergie patrimoniale, l'augmentation serait de 1,9 % au 1er avril 2015. Comme le dit le porte-parole de HQD dans le topo de Michel Morin, « Rien ne se perd, rien ne se crée ». S'il est possible de revoir la facture à la baisse, c'est notamment parce que la Régie a demandé à HQD de considérer l'application dès 2015 des comptes créditeurs pour l’efficacité énergétique (les sommes non dépensées à date) et des provisions pour aléas climatiques. Environ 150 M$ au total.

L'augmentation tarifaire pourrait même être encore abaissée de 0,7 % si la Régie accueille la proposition de l'AQCIE de rémunérer les 380 M$ reportés à un taux de 1,45 %,plutôt que de 7 %, comme le demande HQD. Des gains additionnels pourraient aussi être réalisés sur d'autres points de la demande de HQD que nous contestons. Cependant, les hausses s'annoncent déjà plus salée pour 2016 et 2017 :

2015 2016 2017 2018 2019 2020
2,4 % 4 % 3,5 % 2 % 2 % 2 %

Telles sont les prévisions à l'heure actuelle. Mais il faut les prendre « avec un grain de sel » car, avec les modifications qu'apporterait la Loi 28 à la Loi de la Régie, la stabilité et la prévisibilité des tarifs industriels poseraient plus que jamais problème.

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TVA Nouvelles, le 5 décembre 2014
Michel Morin


Hydro devant la Régie
Tarifs en hausse de 16 % d'ici 2020 ?
Les tarifs d'Hydro-Québec pourraient augmenter d'environ 16% d'ici 2020, a appris notre Bureau d'enquête.

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Le gouvernement saborde la réglementation de l’énergie au Québec

Avec les amendements que propose la Loi 28 dans le secteur de l’énergie, le gouvernement plombe la compétitivité des tarifs d’électricité et annule leur stabilité et leur prévisibilité. Or, sans tarif d’électricité compétitif, stable et prévisible, aucune implantation industrielle de grande envergure ne peut se faire par les industries grandes consommatrices d’énergie, qui composent pourtant l’épine dorsale de la structure industrielle du Québec.

Les modifications proposées :

  • Confirment l’impuissance de la Régie à tenir compte des besoins en approvisionnement du Québec dans ses décisions;
  • Obligent les Québécois et les grands industriels établis au Québec à payer le fort prix pour leur électricité, tout en détournant l’énergie patrimoniale vers l’exportation;
  • Saisissent les trop-perçus de centaines de millions $ d’Hydro-Québec, alors que la Régie venait d’établir un mécanisme de partage avec les clients de ces trop-perçus;

Bref, pour rétablir ses finances, le gouvernement se donne le droit d’influencer directement les tarifs d’électricité, sabordant à toutes fins pratiques la réglementation de l’électricité au Québec. Pour les industries grandes consommatrices d’électricité, il est incompréhensible de voir la Loi 28 aller plus loin que la Loi 25 ne le faisait dans cette direction, ce que le parti Libéral avait pourtant combattu lorsqu’il était dans l’opposition.

Alors que les tarifs d’électricité industriels deviennent de plus en plus compétitifs et avantageux ailleurs dans le monde et dans les juridictions qui nous entourent, le Québec rend les siens moins concurrentiels et moins attrayants à long terme. Cela ne peut se faire sans conséquences néfastes pour l’économie et pour l’emploi.

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TVA Nouvelles, le 1er décembre 2014
Michel Morin


Projet de loi 28
Le gouvernement percevra les surplus d'Hydro-Québec

Le gouvernement Couillard vient d'introduire un projet de loi qui lui permettra de toucher directement les trop-perçus réalisés par Hydro-Québec au lieu de servir à diminuer la facture des consommateurs au cours des années subséquentes.

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Le beurre, l’argent du beurre… et l’intérêt sur l’argent du beurre

Afin d’éviter un nouveau choc tarifaire, Hydro-Québec demande à la Régie de l’énergie d’étaler sur cinq ans les coûts d’approvisionnement exceptionnels associés à l’hiver très froid que nous avons connu l’an dernier. Jusque-là, l’AQCIE endosse cette demande. Cependant, exiger une rémunération en intérêts de 7,1 % sur ce report est largement exagéré. Comment justifier une telle rémunération pour un élément qui ne représente aucun risque pour le Distributeur et qui, au contraire, lui permet de faire avaler la pilule des hausses d’électricité déraisonnables qu’entraîne l’approvisionnement excédentaire à fort prix, dont notamment l’éolien.

Sur la base des décisions de l’Office national de l’énergie (ONE) et d’autres organismes provinciaux de réglementation de l’énergie, la rémunération de tels reports ne devrait pas dépasser 1,45 % (taux d’acceptation bancaire + 0,25 %), selon l’analyse de l’expert Laurence D. Booth, de l’Université de Toronto, déposée en preuve devant la Régie par l’AQCIE. L’écart de rémunération de près de 5,7 % entre la demande d’Hydro-Québec et ce qui est offert ailleurs se traduirait, pour ses clients, en des coûts excessifs de 68 millions $ sur la durée du report.

Ne pas accepter le report serait encore pire, puisque la hausse des tarifs d’électricité pour 2015 ne serait plus de 3,5 %, mais de 7,3 % - la plus forte hausse des 30 dernières années. Mais cela n’est pas une raison pour accorder un rendement exagéré sur un report sans risque pour Hydro-Québec.

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TVA Nouvelles, le 7 novembre 2014
Michel Morin


Hausse des tarifs
Les clients d'Hydro pourraient payer
un taux d'intérêt de 7,1%

À compter du 1er avril 2015, les 4 millions de clients d'Hydro-Québec pourraient pour la première fois, devoir payer un taux d'intérêt de 7,1% jusqu'en 2020, pour le report jusqu'à cette année-là, d'une partie de la hausse des tarifs d'électricité prévue le 1er avril.

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Le kilowatt actif et le juste prix de la ressource

Dans son éditorial de ce matin, Alain Dubuc apporte une distinction extrêmement importante entre les tarifs résidentiel et industriel de l’électricité. La diminution temporaire du tarif industriel proposée par le gouvernement vise à stimuler l’activité économique et à créer de la richesse dont tous les Québécois profiteront – par voie d’emploi, de retombées économiques, de fiscalité et de tarifs d’électricité. Puisque chaque kWh utilisé par les grands industriels sert à fabriquer des biens, à créer de la valeur, il s’agit d’un kWh actif.

La vie du kWh utilisé par un client résidentiel pour chauffer son domicile s’arrête au radiateur. Fini. Pas d’effet indirect, induit, de retombées économiques, de fiscalité, il n’y a que le tarif d’électricité. Et le client résidentiel ne paie déjà que 84 % des coûts réels de sa consommation d’électricité. Son tarif est déjà subventionné par les autres tarifs (institutionnel, commercial, industriel) à hauteur d’un milliard $ par année, dont 250 millions $ défrayés par les grands industriels.

Notons, au surplus, que le gouvernement a annoncé que les rabais industriels se feront à coût nul dans la structure tarifaire, ils ne coûteront donc pas un sous au client résidentiel. La différence entre les tarifs s’explique par la nature même de l’utilisation qu’en font les industriels et les clients résidentiels… qui ont déjà un « excellent deal ».

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La Presse+, le 22 octobre 2014
Alain Dubuc


La stratégie de la dilapidation
Le gouvernement Couillard a annoncé il y a quelques jours son intention d’offrir une réduction de 20 % des tarifs d’électricité pour des entreprises qui investiraient et créeraient des emplois. Cette politique est similaire à celle qu’avait prévue le gouvernement Marois.

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Une bonne nouvelle… qui confirme l’attrait insuffisant du tarif L

L’annonce, par les ministres Pierre Arcand et Jacques Daoust, d’un tarif de développement industriel a trouvé un large écho dans les médias, les bonnes nouvelles économiques étant actuellement une denrée rare au Québec. L’AQCIE soutient pareille mesure qui permettra de dynamiser l’activité industrielle, permettant aux industriels, nouveaux et déjà établis au Québec, de créer ici une richesse additionnelle dont nous avons grand besoin. La nouvelle est d’autant plus intéressante que le ministre Daoust, à la lumière de l’expérience récente dans le secteur du silicium, a précisé que le gouvernement était disposé à élaborer des ententes avec les industriels déjà actifs au Québec lorsqu’il devient nécessaire d’assurer une concurrence équitable : « Nous allons gérer les exceptions. Je n’accepterai pas que l’on ferme des entreprises parce qu’on en amène des nouvelles », a-t-il précisé.

Par contre, le fait que le tarif L doive être amélioré pour attirer de nouvelles implantations ou susciter des ajouts de capacité importants illustre qu’il ne fait plus son travail. Ce tarif devrait naturellement susciter la création d’activité industrielle additionnelle, surtout en considération des énormes surplus dont le Québec dispose. L’approvisionnement post-patrimonial à prix élevé, dont au surplus personne n’a besoin, ne peut continuer à plomber indéfiniment les tarifs industriels du Québec.

Le nouveau tarif en bref :
Il s’agit d’une réduction de 20 % du tarif L pour toute nouvelle implantation ou ajout requérant un minimum de 1 MW, pour les entreprises dont la facture d’électricité représente au moins 10 % des coûts d’exploitation. Ce rabais d’une durée de 10 ans se fera à coût nul – Hydro-Québec a déposé hier une modification allant en ce sens à sa demande tarifaire actuellement étudiée par la Régie de l’énergie. La réduction est valable pour une période de 10 ans, suivie d’une période de transition de trois ans pour réintégrer « en douceur » le tarif L.

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La Presse+, le 15 octobre 2014
Julien Arsenault, La Presse canadienne


Un nouveau tarif d’électricité pour les entreprises
Le gouvernement Couillard utilisera les importants surplus énergétiques pour offrir une réduction sur les tarifs d’électricité industriels, mais il semble fermer la porte à un congé de hausses pour les clients résidentiels d’Hydro-Québec.

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Le Canal Argent, le 14 octobre 2014
Michel Morin, Agence QMI


Hydro offrira un nouveau tarif moins dispendieux
Alors que les consommateurs font face à une augmentation possible de 7,6% de leurs tarifs d’électricité le 1er avril prochain, le gouvernement Couillard est disposé à offrir de nouveaux rabais des tarifs d’électricité aux entreprises qui pourraient investir ici.

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Le Devoir, le 15 octobre 2014
Karl Rettino-Parazelli


Électricité
Québec consent un rabais de 20% aux entreprises qui investissent

À la manière de son prédécesseur péquiste, le gouvernement Couillard entend profiter des importants surplus énergétiques de la province pour offrir un rabais sur les tarifs d’électricité aux entreprises qui s’installent au Québec ou qui y développent de nouveaux projets.

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L’appel d’offre de 450 MW d’énergie éolienne ira de l’avant
La Régie de l’énergie s’estime impuissante devant les choix du gouvernement

Les grands industriels avaient contesté devant la Régie de l’énergie cet appel d’offre lancé par Hydro-Québec en décembre dernier en alléguant que la Régie n’avait pas le pouvoir d’autoriser un projet pour fournir de l’électricité aux consommateurs québécois en l’absence de besoins à combler. Les industriels avaient aussi soutenu qu’Hydro Québec avait l’obligation de fournir les besoins du Québec en utilisant d’abord l’électricité patrimoniale à 3¢/kWh.

Dans une décision rendue hier, la Régie rejette les arguments des industriels. Selon les calculs qui ont été effectués par l’Union des consommateurs, les projets éoliens à eux seuls auront un impact sur les tarifs, y compris les tarifs industriels, de plus de 1 G $ pour la période 2013-2015. Ce calcul ne tient pas compte de la substitution de l’électricité patrimoniale par des approvisionnements post-patrimoniaux plus coûteux comme ceux fourni par Hydro-Québec Production à 6 ¢/kwh. Cette substitution avait été évaluée dans un récent dossier tarifaire à plus de 60 M $ par année.

L’AQCIE évaluera dans les prochains jours les mesures qui seront prises en réaction à cette décision de la Régie. Les options qui seront considérées vont de l’appel de cette décision devant les tribunaux ou encore l’obtention d’un amendement législatif pour redresser la situation.

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TVA Nouvelles, le 8 octobre 2014
Michel Morin


Décision de la Régie de l'énergie
De l'électricité toujours plus chère

Les clients d'Hydro-Québec ont encore perdu devant la Régie de l'énergie. Dans une décision rendue mardi matin, les Québécois devront payer de trois à quatre fois plus cher que l'électricité des vieilles centrales pour de l'énergie des parcs éoliens, dont ils n'ont pas besoin.

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La CAQ contre la facturation des surplus

François Legault propose de tenir les consommateurs indemnes des achats de la production éolienne inutile qui coûte cher à Hydro-Québec. Lors d’une sortie du chef de la CAQ à la période de questions de l’Assemblée nationale hier, François Legault a proposé un amendement législatif qui aurait pour objet d’éviter que les consommateurs québécois paient pour de l’énergie dont ils n’ont pas besoin. Philippe Couillard rétorque que politiser la Régie de l’énergie serait une mauvaise décision.

La suggestion de monsieur Legault est faite dans le contexte où les récents gouvernements, péquiste puis libéral, cherchent à obliger la Régie de l’énergie à inclure dans les tarifs d’Hydro Québec le coût élevé d’une énergie éolienne dont les consommateurs québécois n’ont pas besoin.

Bien que l’AQCIE ait plaidé que l’encadrement législatif actuel ne permet pas à la Régie de l’énergie d’approuver un projet en l’absence de besoins, il n’en demeure pas moins que la proposition de Monsieur Legault aurait l’avantage de clarifier une zone grise dans l’interprétation des pouvoirs de la Régie, laquelle n’a pas encore rendu de décision à cet égard. C’est pourquoi l’AQCIE a pris position en faveur de la proposition de la CAQ.

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TVA Nouvelles, le 30 septembre 2014

Tarifs d'électricité
Une réforme de la Régie de l'énergie réclamée?

Le chef de la Coalition avenir Québec François Legault exige que le gouvernement modifie la loi sur la Régie de l'énergie afin que les achats d'énergie éolienne ne soient plus portés sur la facture d'électricité des clients d'Hydro-Québec. Cette demande caquiste vient du fait que la moitié de la dernière augmentation de 7,6% prendra effet le 1er avril 2015.

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Des hausses des tarifs d’électricité qui pourraient s’avérer salées

La proposition tarifaire qui a été déposée par Hydro-Québec le mois dernier à la Régie de l’énergie a pris pour acquis que l’étalement des coûts de l’électricité acquise pour fournir la pointe de l’hiver dernier sera entériné. Les hausses proposées de 3,5 % pour les grands industriels pourraient être portées à 7,3 % si la Régie n’avalisait pas cette proposition.

L’AQCIE entend appuyer la proposition d’HQ pour ce report mais proposera, avec preuve d’expert à l’appui, que le taux applicable sur le montant de 380 M $ qui sera différé ne soit pas sujet à du rendement en sus de son financement. L’AQCIE est d’avis que le taux utilisé devrait plutôt refléter les taux à court terme.

Le gouvernement semble aussi sensible à ce problème puisqu’il a émis mercredi dernier un décret de préoccupation à la Régie qui fait état de la capacité de payer des ménages à faible revenu, tout comme l’effritement de la compétitivité des tarifs d’électricité des industries québécoises et demande par conséquent à la Régie d’en tenir compte dans l’établissement des tarifs qui auront cours le 1er avril 2015.

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TVA Nouvelles, le 29 septembre 2014
Michel Morin


Hydro-Québec
Une hausse de 7,6 %?

Hydro-Québec a finalement dû admettre que l'augmentation des tarifs d'électricité dans sa dernière demande du mois d'août dernier, équivalait bel et bien à une hausse de 7,6% des tarifs d'électricité le premier avril 2015, et non de 3,9% comme il a été largement rapporté dans les médias.

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Journal de Montréal, le 29 septembre 2014
Michel Morin


Hydro-Québec
Une hausse 3,7% plus élevée qu’annoncé par Hydro-Québec

Hydro-Québec a finalement dû admettre que l’augmentation des tarifs d’électricité dans sa demande du mois d’août dernier équivalait à une hausse de 7,6% le 1er avril 2015 et non de 3,9% comme cela a été rapporté dans les médias. (abonnement requis)

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Des choix politiques qui plombent la facture d’électricité

Les articles bien documentés de Francis Vailles sur la facture excédentaire de 7,9 milliards $ d’Hydro-Québec sont très inquiétants. Ils relèvent des enjeux que l’AQCIE met de l’avant depuis des mois et des années et qui ne trouvent jamais solution satisfaisante. Le pire, c’est que son analyse sous le volet « Les exportations ne suffiront pas » demeure plus optimiste que la nôtre.

Son utilisation pour référence des prix du cycle financier 2003-2013 ne tient pas suffisamment compte d’éléments structurants survenus vers la fin de cette période, dont la disponibilité des gaz de schiste. La projection de ces prix à l’horizon 2021, qu’elle soit indexée (1er scénario) ou non (2e scénario), ne nous semble pas réaliste. Même le 3e scénario, le moins avantageux, tient toujours compte d’une indexation de 2 %, alors que les prix moyens n’ont pas même suivi l’inflation au cours des dernières années, puisqu’ils ont diminué. La réalité pourrait donc être moins favorable que le pire des scénarios de M. Vailles.

Quant aux coûts de l’électricité produite par le complexe La Romaine, il faudrait leur ajouter les 1,2 milliard $ pour la ligne de transport Chamouchouane- Bout-de-l’Île, sans compter les frais d’intégration et le coût en capital de ces installations et équipements… et de tous ceux qui seront requis pour les différentes phases du complexe.

Il y a encore plus menaçant

Le tarif industriel québécois perd constamment en compétitivité, décourageant le réinvestissement et les nouvelles installations. Le Québec, plutôt que de tirer profit de son électricité pour stimuler sa structure industrielle, encourage actuellement à la délocalisation des industries. Ailleurs, aussi près qu’en Ontario et dans l’ensemble de la Communauté européenne, les juridictions prennent des mesures pour soutenir la compétitivité de leurs grandes industries en les protégeant des coûts de l’énergie verte, et particulièrement de l’éolien. Impossible en pareille conjoncture de s’expliquer pourquoi le gouvernement peut même songer à ajouter 500 millions $ aux pertes futures d’Hydro-Québec en relançant de petits projets hydrauliques qui – pour toutes les bonnes raisons – avaient été abandonnés.

Le Québec ne peut impunément poursuivre à contre-courant.

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La Presse+, le 27 août 2014
Francis Vailles


Des surplus qui coûtent cher
Une question m’obsède depuis quelques mois : combien d’argent les Québécois perdent-ils avec les énormes surplus d’électricité d’Hydro-Québec ? Combien dépensent-ils en pure perte pour acheter l’énergie des éoliennes à gros prix alors que de l’électricité bon marché est abondamment disponible ?

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Les exportations ne suffiront pas
Les exportations d’électricité ont rapporté beaucoup d’argent à Hydro-Québec durant la première moitié des années 2000. Toutefois, les prix ont à ce point chuté que les profits des exportations ne seront probablement pas suffisants pour compenser la facture des éoliennes au cours de la prochaine décennie.

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Comment jeter 500 millions à la poubelle
C’est à n’y rien comprendre. Le gouvernement Couillard vient de relancer les projets de minicentrales hydroélectriques, alors que le Québec a d’énormes surplus d’énergie pour plusieurs années qui coûtent une fortune aux Québécois.

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La conjoncture justifie la demande de report d’Hydro-Québec

Le journaliste Michel Morin souligne que la récente demande tarifaire d’Hydro-Québec repousse, à la période 2016-2020, les coûts d’acquisition d’énergie de 380 M$ encourus pour faire face à l’hiver exceptionnel de l’an dernier. Sans cet étalement, l’augmentation tarifaire demandée pour 2015 excéderait 7 %.

En 2006, la Régie de l’énergie s’était opposée à une demande similaire, soulignant qu’elle équivaudrait à consommer de l’énergie à crédit et enverrait un signal de prix non souhaitable. Dans la conjoncture économique actuelle du Québec, dont le piteux état vient à nouveau d’être souligné par la publication des données sur l’emploi, la Régie pourrait cette fois invoquer le risque d’un choc tarifaire pour accepter cette demande d’étalement.

Après l’augmentation démesurée appliquée depuis le 1er avril 2014, une hausse additionnelle de 7 % dans un contexte de faible inflation représenterait pour les industriels un véritable choc tarifaire, remettant en question des projets d’investissement ou de nouvelles implantations dont le Québec a vivement besoin.

Même à 3,9 %, la hausse demandée ne favorise pas les investissements. Le gouvernement pourrait diminuer cette hausse d’environ 1,5 % en renonçant à conserver intégralement les 200 millions $ qu’Hydro-Québec a perçus en trop l’an dernier, en dépassement de son rendement autorisé. Garder ces trop-perçus pour contribuer à l’équilibre budgétaire n’est pas sans conséquences.


TVA Nouvelles, le 6 août 2014
Michel Morin


Si la Régie dit non à Hydro-Québec
Le tarif d'électricité pourrait exploser

Si la Régie de l'énergie est conséquente avec ses récentes décisions, elle pourrait refuser l'opération comptable demandée par Hydro-Québec, mardi, et les consommateurs québécois pourraient se retrouver avec une augmentation de leurs tarifs d'électricité bien supérieure à celle demandée de 3,9%.

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TVA Nouvelles, le 7 août 2014
Michel Morin


Pourquoi la Régie de l'Énergie avait dit non à HQ en 2006
«Pas question de consommer de l'électricité à crédit»

L'augmentation des tarifs d'électricité au Québec pourrait être beaucoup plus importante que 3,9%, comme le révélait hier notre bureau d'enquête.

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Radio-Canada, le 8 août 2014
Radio-Canada, la Presse Canadienne


Le taux de chômage recule à 7 % au Canada
Au Québec, le taux de chômage s'établissait à 8,1 %, inchangé par rapport à juin. Quelque 34 200 emplois à plein temps ont été éliminés; la pire performance au pays pour juillet. Mais, cette perte a été contrebalancée par le gain d'environ 20 800 emplois à temps partiel.

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Le gouvernement ne doit pas tenter de fixer les tarifs d'électricité

Dans la foulée du dépôt de la nouvelle demande tarifaire d'Hydro-Québec - une hausse de 3,9 % en prenant pour acquis que les gains d'efficience de 0,5 % seront transmis aux abonnés - le gouvernement du Québec est pris à partie pour ne pas avoir limité l'augmentation des tarifs d'électricité à l'inflation, tel que promis en campagne électorale.

Cette critique, et la réponse du gouvernement qu'il tentera de trouver dans la Loi constituante d'Hydro-Québec une façon de respecter son engagement, surviennent comme si la Régie de l'énergie - et son mécanisme élaboré de fixation des tarifs - n'existaient pas. L'éolien, surtout en période de surplus d'électricité prolongé, est extrêmement onéreux.

Sans chercher trop loin, le gouvernement peut facilement alléger les hausses demandées par Hydro-Québec, dans le respect de ses prérogatives et de celles de la Régie de l'énergie :

• en annulant l'appel d'offres de 2013 pour 450 MW additionnels d'électricité éolienne, dont personne n'a besoin, et,
• en laissant la Régie de l'énergie appliquer le mécanisme de traitement des écarts de rendement qu'elle a approuvé dans ses récentes décisions, plutôt qu'en cherchant à s'approprier tous les excédents de rendement jusqu'au retour à l'équilibre budgétaire. Notons qu'au cours des 5 dernières années, le gouvernement a déjà conservé plus de 1,2 milliard $ de tels écarts.

Il est étonnant de voir le gouvernement chercher des moyens détournés pour éviter les conséquences tarifaires des 4 000 MW d'approvisionnement en énergie éolienne qu'il a lui-même imposés à Hydro-Québec.

Le journal de Montréal, le 5 août 2014
Marc-André Gagnon, Agence QMI


Hausse de 3,9 %
Une «hausse énorme» qui ne passe vraiment pas
QUÉBEC - Le gouvernement libéral étudie les moyens qui lui permettrait de limiter la prochaine hausse des tarifs d’électricité à l’inflation plutôt qu’à 3,9 %, comme le réclame Hydro-Québec.

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La Presse, le 5 août 2014
Maxime Bergeron


Hydro-Québec veut encore hausser ses tarifs
(Montréal) L'énergie éolienne coûte cher à Hydro-Québec, et la société d'État compte refiler une bonne partie de la facture à ses clients en proposant une hausse de tarifs de 3,9% à partir du 1er avril 2015.

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Argent, le 6 août 2014
Olivier Bourque


L’industrie éolienne en rogne contre Hydro
Le vent se lève autour d’Hydro-Québec. Une journée après que la société d’État ait attribué à l’industrie éolienne la hausse de ses tarifs, les producteurs de cette énergie verte répliquent et affirment que la société d’État présente la situation à son avantage tout en dénigrant l’éolien.

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Enfin, autre chose que du vent

Lorsque l’on sait que l’éolien compte pour la moitié de la dernière hausse déraisonnable des tarifs d’électricité – et pour plus de la moitié dans le cas des clients industriels – sentir le vent souffler dans une nouvelle direction fait du bien. Le ministre Arcand vient d’annoncer que l’industrie éolienne ne devrait pas être maintenue indéfiniment sous respirateur par les clients d’Hydro-Québec, auxquels le gouvernement impose l’achat de 4 000 MWh à plus de 9 cents le kWh… tandis qu’une quantité équivalente d’énergie patrimoniale, à moins de 3 cents le kWh, est réorientée vers l’exportation ou demeure inutilisée.

Après quinze ans d’existence, l’industrie éolienne est enfin invitée à diversifier ses sources de revenu, notamment par l’exportation de ses biens et services. Dans quelle proportion ? Cela demeure à déterminer. Mais il est certain que tout montant qui n’aura pas à être subventionné par l’achat à fort prix d’énergie excédentaire sera un gain net pour l’économie québécoise, et un allègement de la pression exercée sur les tarifs industriels d’électricité, dont la compétitivité à l’échelle nord-américaine et mondiale se détériore constamment.

La Presse, le 17 juillet 2014
Julien Arsenault, La Presse Canadienne


La filière éolienne québécoise à repenser
Aux prises avec d'importants surplus d'électricité, il est temps pour le Québec de repenser la filière éolienne, sans toutefois mettre un terme aux investissements, croit le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand.

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TVA Nouvelles, le 17 juillet 2014
Michel Morin


Autosuffisance
L'industrie éolienne mise au défi

Après 15 ans de développement de l'industrie éolienne, le gouvernement québécois souhaite que l'industrie devienne autosuffisante et puisse compter de moins en moins sur les consommateurs québécois pour survivre.

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TVA Nouvelles, le 16 juillet 2014
Michel Morin


Surplus d'électricité
Québec avertit l'industrie éolienne

Avec les surplus d'énergie auxquels fait face le Québec, le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, enverra jeudi un avertissement à l'industrie éolienne.

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De mesures provisoires en mesures budgétaires, le gouvernement s’approprie les trop-perçus d’Hydro-Québec

Ce que le précédent gouvernement voulait faire par voie de mesure provisoire, dans l’attente de l’instauration d’une réglementation incitative, le nouveau gouvernement le fait… dans l’attente de l’équilibre budgétaire. Lors du dépôt du dernier budget, l’AQCIE évaluait à 200 M$ les trop-perçus que dégagerait Hydro-Québec, soit l’équivalant d’une hausse tarifaire additionnelle de 2 %. Le fait d’être tombés pile est une bien faible consolation car le gouvernement conservera le tout, malgré les nouvelles directives établies par la Régie de l’énergie pour le partage des trop-perçus entre Hydro-Québec et ses clients.

La situation financière du Québec est très difficile et il est compréhensible que le gouvernement tente par tous les moyens d’assainir ses finances. Cependant, nuire ainsi à la compétitivité des consommateurs industriels d’électricité – en conservant des trop-perçus qui dépassent le milliard $ pour les cinq dernières années – n’est pas une solution d’avenir. Le Québec compte grandement sur ses industriels pour maintenir son économie et pour la dynamiser. Il est essentiel pour cela qu’ils puissent relever la concurrence internationale et qu’ils aient intérêt à investir ici, notamment en les assurant de tarifs d’électricité réellement compétitifs.

Nouvelles TVA, le 14 juillet 2014
Michel Morin


207 millions de trop-perçus
Les erreurs d'Hydro-Québec sont payantes

Les erreurs de prévision d'Hydro-Québec sont payantes. Grâce à des trop-perçus obtenus soit par une réduction de ses dépenses, soit par une augmentation de ses revenus, Hydro-Québec en 2013 a réalisé 207 millions $ de trop-perçus au-delà du rendement de 6,38 % d'abord autorisé par la Régie de l'énergie.

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« On doit être juste avec les gens » - Jacques Daoust

Après l’annonce de la création de FerroQuébec, la future usine de silicium de l’espagnole FerroAtlantica qui verra le jour à Port-Cartier, les médias soulignaient aujourd’hui qu’une entente était invervenue avec la société mère de Silicium Québec de Bécancour, Globe Specialty Metal, lui offrant le même rabais tarifaire sur l’électricité. Les industriels québécois doivent se réjouir de cette décision du nouveau ministre de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, car elle reconnaît explicitement la nécessité d’assurer les conditions d’une concurrence équitable – ou Level playing field – afin de maintenir et de renforcer la structure industrielle actuelle du Québec, tout en l’enrichissant de nouvelles installations. Nous suivrons avec intérêt l’application de ce principe dans les autres secteurs industriels visés par de nouvelles installations.

L’importance de ce rabais tarifaire n’est pas encore connue, car ce dernier doit encore être élaboré par le gouvernement et Hydro-Québec. La Régie de l’énergie aura alors à l’approuver, ainsi que ses modalités d’application, à la suite d’audiences tenues à cet effet. L’AQCIE aura ainsi l’occasion d’intervenir pour préserver la compétitivité des industriels actifs au Québec, notamment par des recommandations visant à minimiser l’impact de ce rabais sur la base tarifaire.

Pour l’heure, il convient surtout de souligner l’engagement du ministre Daoust envers une concurrence équitable.

La Presse, le 17 juin 2014
Hélène Baril


Des tarifs d’électricité réduits promis à la concurrence
Silicium Québec de Bécancour, qui s’est plainte de la concurrence que lui fera FerroAtlantica avec l’aide de Québec, n’a qu’à demander une réduction de son tarif d’électricité et elle l’obtiendra.

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La Presse, le 16 juin 2014
Martin Ouellet, La Presse canadienne


FerroAtlantica choisit Port-Cartier pour son usine de silicium
Le géant espagnol FerroAtlantica a choisi Port-Cartier, sur la Côte-Nord, pour construire sa première usine de silicium métal en Amérique du Nord.

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« Chérie, j’ai réduit l’usine de silicium »

Bien que le ministre Daoust tienne à ses chiffres de 100 000 tonnes de silicium produites en Amérique du Nord, plutôt que d’une capacité de production de près de 240 000 tonnes confirmée par d’autres sources, FerroAtlantica semble, elle, prendre acte de cette dernière situation. Elle réduirait de près de moitié son investissement proposé, et de plus de moitié la production. Investissement Québec ne prendrait plus de participation, mais offrirait plutôt un prêt. Le ballon se dégonfle…

De son côté, le président du syndicat Unifor est plutôt pessimiste quant à l’avenir de Silicium Québec et prévoit, une fois la nouvelle usine construite, la disparition de salaires à 25 $ l’heure chez Silicium Québec par des emplois à 15 $ l’heure chez FerroAtlantica. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ne s’agit plus du même projet, bien que les avantages fiscaux et la réduction des tarifs d’électricité demeurent.

TVA Nouvelles, le 6 juin 2014
Michel Morin


EXCLUSIF - Usine de silicium
Le projet de FerroAtlantica réduit de moitié

Annoncé en grande pompe en janvier dernier en Suisse par l'ancienne première ministre Pauline Marois, le projet de l'usine de silicium de 375 millions de dollars de la compagnie FerroAtlantica sera réduit de moitié, à court terme, a appris notre Bureau d'enquête.

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Le Nouvelliste, le 9 juin 2014
Louise Plante


La Mauricie doit être ingénieuse, selon le ministre Daoust
(Trois-Rivières) Le ministre québécois de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, Jacques Daoust, qui connaît bien la situation économique difficile de la Mauricie, estime qu'en dépit de son apparente austérité, il y a tout ce qu'il faut dans le dernier budget libéral pour venir en aide aux entrepreneurs de la région... à condition qu'ils fassent preuve d'ingéniosité.

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Le Nouvelliste, le 6 juin 2014
Louise Plante


FerroAtlántica: Donald Martel insatisfait de la réponse du ministre Daoust
(Bécancour) Donald Martel somme le ministre Daoust de prendre plus au sérieux les préoccupations des citoyens Nicolet-Bécancour, inquiets de l'arrivée au Québec de FerroAtlántica, dont le projet d'usine à grande capacité risque de menacer sérieusement les activités de Silicium Québec qui emploie près de 200 personnes dans le parc industriel de Bécancour.

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Nouveau budget du Québec : un choc électrique

Le budget annoncé hier passe une commande claire à Hydro-Québec – et dans une certaine mesure à la Régie de l’énergie – pour renflouer les coffres de l’État. Nos calculs préliminaires indiquent que ces mesures pourraient se traduire par une hausse de plus de 5 % des tarifs d’électricité, accentuant d’autant la perte de compétitivité des tarifs industriels d’électricité.

Voici un survol de ces mesures (une hausse de 100 M$ correspond à une augmentation tarifaire d’environ 1 %) :

  • Captation des écarts de rendement + 2 % (jusqu’au retour de l’équilibre budgétaire du gouvernement)
  • Droit au bloc patrimonial +0,6 % (récurrent)
  • Projet Chamouchouane – Bout-de-l’île + 1,6 % (récurrent)
  • Petites centrales hydroélectriques et 800 MW d’énergie non conventionnelle déjà excédentaire + 1,4 % (récurrent)
  • Électrification du transport collectif – à déterminer, important et récurrent

Pour connaître le détail de ces hausses et les références au budget, cliquez ici.

Sans tenir compte de l’impact tarifaire de cette électrification, les mesures budgétaires pourraient déjà représenter une hausse tarifaire de plus de 5 %. La situation financière du Québec est grave, mais elle ne justifie pas de travestir des taxes en tarifs ou de faire supporter par les industriels actifs au Québec des coûts qui n’ont pas leur place dans une structure tarifaire rigoureuse. Agir ainsi nuit à leur capacité de relever la concurrence et de créer au Québec une richesse optimale, dont tous les Québécois ont grandement besoin.

La Presse, le 5 juin 2014
Hélène Baril


Québec mise sur une hausse des exportations d'électricité
Hydro-Québec a beau exporter ses surplus à pleine capacité des interconnexions existantes, elle devra faire mieux parce que son actionnaire attend des revenus supplémentaires de 85 millions de dollars des exportations d'électricité en 2014-2015.

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Budget 2014-2015 – Juin 2014

Consultez le Plan Budgétaire, Finances Québec

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Pour prendre les bonnes décisions, il faut avoir les bonnes données

Le marché nord-américain du silicium est évalué à 300 000 tonnes/an et les prix y sont déprimés depuis 2008. Si l'équation permettant la construction d'une nouvelle usine de FerroAtlantica est viable lorsque le gouvernement évalue la production nord-américaine actuelle à 100 000 t/an, elle l'est beaucoup moins quand on considère qu'elle est, dans les faits, de 217 000 t/an. La production de cette nouvelle usine, qui serait la plus grande usine nord-américaine, viendrait alors sursaturer le marché.

On peut comprendre l'inquiétude de Silicium Québec, seul producteur québécois de silicium, face à cette sursaturation. Sa compétitivité est déjà entravée par le niveau élevé du tarif industriel d'électricité québécois, plus élevé en fait que ceux que paient toutes les autres usines nord-américaines de Global Specialty Metals, son principal actionnaire.

Dans notre système économique, il est sain - et normal - qu'une libre concurrence s'exerce. Cependant, lorsqu'un éventuel concurrent dispose d'avantages tarifaires marqués, la question de l'équité se pose à l'égard des entreprises déjà établies au Québec qui paient le plein tarif.

TVA Nouvelles, le 4 juin 2014
Michel Morin


Production de silicium
Jacques Daoust maintient ses chiffres

Le ministre de l'Économie, Jacques Daoust, tient à ses chiffres sur la production de silicium qui pourraient justifier le soutien du gouvernement du Québec en faveur de l'arrivée d'un nouveau producteur au Québec.

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TVA Nouvelles, le 3 juin 2014
Michel Morin


Ministre Daoust
La production nord-américaine de silicium sous-évaluée

Le nouveau ministre de l'Économie du gouvernement Couillard, Jacques Daoust, a grandement sous-évalué lundi dernier à l'Assemblée nationale, la production nord-américaine de silicium, deux fois plus importante que le chiffre de 100 000 tonnes évoqué par le ministre en Chambre.

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Développer nos industries, oui; les cannibaliser, non !

Deux des mesures économiques annoncées en grandes pompes – et avec un rien d’improvisation – par le gouvernement précédent soulèvent l’épineuse question de la libre concurrence. Sans aide gouvernementale, ni la cimenterie de Port-Daniel, ni l’usine de silicium de l’espagnole FerroAtlantica ne pourraient voir le jour. Et, dans le cas de cette dernière, l’exploitation de l’usine elle-même pourrait n’être rentable qu’avec l’injection constante de deniers publics.

Or, non seulement ces projets sont-ils coûteux, mais ils risquent aussi de détruire des emplois dans les cimenteries québécoises existantes et chez Silicium Québec, la seule usine de silicium de la province. Nous avons déjà commenté cette situation (Le tarif L nuit à l'activité industrielle du Québec, 5 avril 2014), en soulignant que Silicium Québec payait déjà son électricité plus cher que les quatre autres usines nord-américaines de Global Specialty Metals, son principal actionnaire. Tenant compte de la saturation du marché mondial du silicium, tout ajout de production ne peut correspondre qu’à une diminution ailleurs… et les usines ayant les coûts les plus élevés sont les premières à disparaître.

On peut difficilement parler de développement industriel lorsque les nouvelles initiatives risquent de se traduire par la perte d’emplois déjà bien établis et par la dévitalisation économique de régions du Québec. Plutôt que de payer, à même nos taxes, pour déplacer des emplois, le Québec ne pourrait-il utiliser ses ressources et son électricité pour consolider sa structure industrielle existante ? Lorsque le marché ne peut absorber une production additionnelle, ne pourrait-on pas plutôt miser sur de nouvelles industries qui soient distinctes ou complémentaires de celles qui existent déjà ? Poser les questions, c’est y répondre !

Le Journal de Montréal, le 26 mai 2014
Michel Morin


Controverse | Silicium
Une autre usine qui ne sera pas rentable

Après la controverse entourant la cimenterie de Port-Daniel, en Gaspésie, une deuxième usine soutenue par le gouvernement Marois est maintenant controversée pour les mêmes raisons.

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TVA Nouvelles, le 25 mai 2014
Michel Morin


Usine de silicium en Mauricie :
Possible favoritisme gouvernemental

Après la contestation entourant la cimenterie de Port-Daniel, une deuxième usine soutenue par le gouvernement Marois est maintenant controversée pour les mêmes raisons.

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TVA Nouvelles, le 1er avril 2014
Michel Morin


Tarifs d'électricité
Les industries également touchées par la hausse

L'entrée en vigueur de la hausse de 4,3% des tarifs d'électricité ne touche pas seulement les consommateurs. Les industries en sont également affectées.

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Le gouvernement doit laisser les coudées franches à la Régie de l’énergie

Pour une voiture, un moteur hybride c’est une très bonne idée. Pour la Régie de l’énergie, ce ne l’est pas du tout. À l’évidence le fait d’être à la retraite permet à Richard Lassonde, avocat et ancien régisseur, d’exprimer le fond de sa pensée, chose qu’aucun régisseur actif ne peut se permettre. Il est grandement temps que ces deux anomalies cessent.

Premièrement, dans un marché ouvert de l’énergie - et encore plus dans un contexte de concurrence farouche pour attirer les industries dans les juridictions avoisinantes du Québec - le gouvernement ne peut intervenir à tout venant dans l’approvisionnement en électricité et dans la fixation des tarifs. Sinon ces derniers perdent non seulement leur compétitivité, mais aussi leur prévisibilité. En pareille circonstance, les projets d’investissements industriels au Québec partent avec deux prises et ne se réalisent tout simplement pas. C’est pourquoi le gouvernement doit laisser la Régie de l’énergie fixer l’approvisionnement en électricité et les tarifs de façon experte, à l’écart des impératifs politiques de court terme.

Deuxièmement, ni le processus de nomination, ni le degré actuel d’indépendance judiciaire n’assurent aux régisseurs le pouvoir d’exercer leur devoir convenablement. Le processus de nomination doit être revu afin d’assurer la compétence des régisseurs qui ont à rendre des décisions de plus en plus complexes et expertes. Et c’est justement en raison de cette complexité et de cette expertise que le gouvernement doit assurer une indépendance judiciaire suffisante, à la fois quant à la durée des mandats, à la transparence de leur processus de reconduction et à l’inamovibilité des régisseurs.

Le gouvernement doit agir là où lui seul le peut, dans le processus de nomination des régisseurs et dans l’indépendance judiciaire de la Régie, et s’abstenir d’intervenir là où la Régie doit pouvoir disposer exclusivement de ses prérogatives, notamment en matière d’approvisionnement en électricité et dans la fixation des tarifs.

La Presse, le 26 mai 2014
Richard Lassonde


Que Québec se branche
En 1996, le gouvernement a confié la réglementation des activités de transport et de distribution d'électricité d'Hydro-Québec à un nouvel organisme, la Régie de l'énergie.

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Encore la main dans le pot de biscuits !

La tentation d’utiliser l’approvisionnement en électricité à des fins politiques est résolument trop forte. En période de surplus chroniques d’électricité et de faible prix à l’exportation, abandonner les projets de mini-centrales hydroélectriques était la bonne décision. Des compensations ont été versées, fin de la discussion.

Mais non. Sitôt élu, le nouveau gouvernement décide de ressusciter ces petites centrales, avec les meilleures intentions (politiques) du monde. Le problème, c’est que le Québec n’a aucun besoin de cette électricité, et surtout pas à ce prix. Comme dans le cas de l’éolien, dont l’AQCIE conteste devant la Régie la validité et la légalité du dernier appel d’offres de 450 MW, en période de surplus chronique d’électricité, l’acquisition de l’énergie provenant de mini-centrales contrevient à l’esprit et à la lettre de la Loi sur la Régie de l’énergie.

Agir autrement transforme tout simplement les tarifs d’électricité en taxes.

La Presse, le 26 mai 2014
Hélène Baril


Les minicentrales sont de retour
Deux fois des gouvernements péquistes ont jugé que ce n’était pas une bonne idée. Et deux fois des gouvernements libéraux ont remis la construction de petites centrales à l’ordre du jour.

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La Presse, le 26 mai 2014
Paul Journet


Petites centrales, petits gâchis
La vérité est moins jolie quand on la démaquille. Philippe Couillard a annoncé cette semaine qu'il « redonnera vie » au programme de minicentrales électriques pour aider les régions. Ou, pour le dire plus précisément : il offrira un rendement garanti à une poignée de promoteurs et de petites communautés, en échange de pertes annuelles estimées à quelque 15-20 millions de dollars pour Hydro-Québec. Qui, en vertu de sa loi, refilera la facture à l'ensemble des contribuables avec une hausse - légère, il est vrai - des tarifs d'électricité. Ce n'était pas nécessaire.

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De l’électricité québécoise pour dénucléariser celle de l’Ontario

Pierre-Olivier Pineau dresse dans son commentaire un bilan sombre, mais juste, du secteur ontarien de l’énergie. Pour y remédier, il suggère une plus grande intégration de ce secteur avec celui du Québec afin d’éviter la réfection coûteuse de certaines centrales nucléaires en Ontario tout en écoulant nos surplus. À cette fin, il ferait intervenir les gouvernements des deux provinces, en plus du Fédéral, pour garantir le financement d’une nouvelle interconnexion. Cette avenue mérite d’être explorée mais, comme il le souligne lui-même, certaines questions se posent.

En effet, des projets d’interconnexions vers d’autres marchés (New York et la Nouvelle-Angleterre) annoncés au cours des dernières années par le secteur privé permettraient déjà d’écouler nos surplus, s’ils se concrétisent. De plus, la concurrence du gaz naturel de même que les importants coûts d’une nouvelle interconnexion ne permettront pas nécessairement à Hydro-Québec de tirer un si grand bénéfice de ventes additionnelles en Ontario. Ce bénéfice doit par ailleurs se mesurer aux retombées économiques qui découleraient d’une plus grande utilisation de nos surplus dans les usines québécoises.

Si cette nouvelle avenue est à considérer, il ne faut pas perdre de vue le portrait d’ensemble !

La Presse, le 23 mai 2014
Pierre Olivier Pineau


Une alliance Québec-Ontario
Si parfois on se désole du secteur de l'électricité au Québec, que ce soit à cause du prix ou des contrats d'approvisionnement (notamment la centrale inactive de TransCanada à Bécancour ou les parcs éoliens), beaucoup de consolation devrait venir de celui de notre voisin de l'ouest.

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Le tarif industriel pourrait être moins élevé au Québec

Le modèle norvégien, cité par Pierre-Olivier Pineau dans son article de vendredi qui résumait sa présentation au colloque « René Lévesque, les ressources naturelles et le développement économique » tenu le même jour à la Grande Bibliothèque de Montréal, peut certes nous servir d'inspiration, à condition que l'on puisse l'adapter à la sauce québécoise.

Dans le secteur industriel, les prix ont tendance à se rapprocher du marché de court terme, auquel les grands industriels ont directement accès dans certaines juridictions. Pour bien évaluer la valeur de l’électricité au Québec, il faut donc examiner ses débouchés, notamment le prix que l’on obtiendrait sur les marchés d’exportation. Celui-ci, comme on le sait, varie constamment, de jour en jour et d’heure en heure, et le Québec exporte déjà près de son plein potentiel aux heures de prix élevés. Toute vente additionnelle se ferait évidemment au prix hors pointe.

Comme l’ont rappelé tout récemment MM. Lanoue et Mousseau, présidents de la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec, « avec le faible coût du gaz naturel, le tarif hors pointe qu'Hydro-Québec obtient à l'exportation oscille autour de 3 ¢/kWh », soit à peine plus que le tarif patrimonial. Ce qui les a amenés à conclure que « l’électricité au Québec est vendue près de son juste prix », dans le secteur industriel tout du moins.

Soulignons par ailleurs que ce tarif patrimonial, s’il a été établi à l’origine en fonction du coût de production, comportait déjà alors une marge offrant un rendement enviable à Hydro-Québec sur son parc de production historique. Or, cette marge s’accroît avec les années, notamment en raison de l’amortissement cumulé sur ces centrales, effaçant graduellement le lien avec les coûts de production.

En bref, que ce soit sur la base du coût de revient ou du prix du marché, les tarifs industriels pourraient être moins élevés au Québec, afin de stimuler un regain d’activité dont tous profiteraient.

La Presse +, le 25 avril 2014
Pierre Olivier Pineau


Le Modèle Norvégien
Si l’on parle régulièrement du modèle norvégien pour le pétrole, c’est plutôt celui de l’hydroélectricité qui est pertinent pour le Québec. Nous sommes en effet, comme la Norvège, doté d’une puissance hydroélectrique exceptionnelle : celle-ci produit 120 térawattheures (TWh) d’hydroélectricité pour une population de 5 millions d’habitants, alors qu’au Québec nous produisons 190 TWh avec une population de 8 millions. À titre de comparaison, l’Inde avec son 1,2 milliard d’habitants produit 130 TWh d’hydroélectricité. La Chine, premier producteur mondial d’hydroélectricité, a 4 fois notre niveau de production… et une population 160 fois plus grande !

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Le tarif L nuit à l'activité industrielle du Québec

Le temps où l'électricité représentait un avantage pour les industriels établis au Québec est révolu. Cette perte de compétitivité inquiétante est aggravée par la hausse déraisonnable de 3,5 % du tarif L depuis hier.

Dans sa présentation faite le même jour au 2e Sommet sur l'énergie- LesAffaires.com, auquel participaient 130 personnes vivement intéressées par l’énergie, l'AQCIE soulignait qu'il ne s'était pas fait de nouvelle implantation industrielle d'envergure au Québec depuis 2006. Le tarif L ne suffit pas à attirer de nouvelles implantations et il ne stimule pas non plus l'investissement dans les usines québécoises existantes. Surtout lorsque des tarifs industriels près de la moitié moins chers sont offerts à nos portes, dans l’État de New York.

Par exemple, on apprenait hier dans un reportage de TVA Nouvelles que l'usine de Silicium Québec, établie à Bécancour, était celle qui payait le plus cher son électricité de tout le groupe Global Metallurgical, qui exploite cinq autres usines aux États-Unis. Pas question donc d'augmenter ici la production, qui se fait ailleurs à moindre coût.

Le panorama énergétique s'est modifié profondément en Amérique du Nord avec la disponibilité du gaz de schiste aux États-Unis. Cela se reflète aussi sur les prix à l'exportation, alors que les surplus d'électricité d'Hydro-Québec la contraignent à exporter le plus souvent à des prix inférieurs au tarif L.

Si la société d'État est disposée à vendre à faible prix sur ces marchés, comment expliquer qu'elle n'en fasse pas autant pour ses propres industriels, qui sont les moteurs économiques de régions entières. Serions-nous en manque d'électricité ?

Le Québec tire-t-il les meilleurs bénéfices de son électricité ?

Consultez la présentation de l’AQCIE au 2e sommet sur l'énergie

TVA Nouvelles, 1er avril 2014
Michel Morin


Tarifs d'électricité : les industries également touchées par la hausse
L'entrée en vigueur de la hausse de 4,3% des tarifs d'électricité ne touche pas seulement les consommateurs. Les industries en sont également affectées.

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Les Affaires.com, le 5 avril 2014

Les industriels demandent à Hydro-Québec de lui vendre ses surplus au lieu de les exporter
Même si les prix de l'électricité augmentent aux États-Unis, Hydro-Québec créerait plus de richesse en vendant ses surplus aux industriels québécois plutôt que de les exporter sur le marché américain, affirme Luc Boulanger, directeur ...

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Prix à l'exportation : les faits demeurent

Hydro-Québec a réagi fortement à la nouvelle diffusée mardi par TVA, que nous incluions dans notre commentaire d'hier. Bien que nous ayons été invités à le faire dans la réponse de TVA diffusée hier, notre commentaire ce matin ne vise pas à nous engager plus avant dans ce débat. Nous constatons simplement, de nouveau, que si Hydro-Québec rendait disponible l'information sur les prix qu'elle retire de l'exportation sur chacun des marchés et sans l'effet des instruments financiers dérivés, il n'y aurait tout simplement pas place à interprétation. Au lieu de cela, le débat est limité aux informations de tierces parties et à celles que présente Hydro-Québec et qui ne permettent pas de recoupements.

Exporter une électricité excédentaire sur des réseaux existants, alors qu'Hydro-Québec et son actionnaire unique ont grand besoin d'argent, cela tombe sous le sens. La véritable question demeure cependant de savoir s'il faut continuer à investir dans les moyens de production d'électricité et dans les interconnexions pour exporter de l'électricité, possiblement à perte.

La situation de l'éolien, qui constitue la part du lion de la récente hausse excessive des tarifs, illustre bien que ce sont les clients d'Hydro-Québec qui font les frais de pareilles décisions. Ils ont donc leur mot à dire. On peut aussi se demander s'il est dans notre intérêt de vendre de l'électricité moins cher à nos concurrents industriels des États-Unis qu'à nos propres industriels. Pour que ces derniers puissent créer ici un maximum d'emplois et de richesse, ce dont tous les Québécois ont besoin, il est essentiel d'assurer d'abord la compétitivité de nos tarifs industriels, actuellement déficiente.

TVA Nouvelles, le 12 mars 2014
Michel Morin


Prix de l'électricité sur le marché américain
Hydro-Québec réagit

Hydro-Québec n'a pas tardé à réagir à notre reportage d'hier sur un tassement des prix pour une deuxième année consécutive sur le marché américain des ventes à court (terme) d'électricité.

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« Il faut rester prudent dans nos prévisions »

Dans une lettre ouverte parue le 9 mars, et avec rectification le 11 mars, Pierre-Olivier Pineau estime que le prix à l'exportation de 3 ¢/kWh, mis de l’avant par Roger Lanoue et Normand Mousseau de la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec, peut sembler alarmiste lorsqu'on l'utilise pour critiquer la construction de nouvelles capacités de production d'électricité, qu'il s'agisse des centrales de la Romaine ou de parcs éoliens.

Sans questionner la justesse de ses propos sur la progression future des prix de l'électricité à l'exportation - tout en notant que le topo du journaliste Michel Morin présente à cet effet des perspectives différentes – M. Pineau a omis de souligner l'élément clé du rapport Lanoue-Mousseau sur les prix à l'exportation : l'approche marginale. La formule de prix-étalon proposée dans ce rapport pour évaluer la rentabilité de nouvelles centrales - le prix d'achat selon les opportunités du marché, ou PASO - tient compte du fait qu'Hydro-Québec exporte déjà à pleine capacité aux heures de pointe. De nouvelles centrales ne nous permettant pas d'exporter davantage à ces heures de hauts prix, ces dernières sont exclues du calcul du PASO.  

C'est ce principe qu'il faut reconnaître, par delà les 3 ¢/kWh estimés pour la seule année 2013 et en fonction d'informations incomplètes. Aux fins de l’élaboration du PASO, il serait par ailleurs légitime de tenir compte des impacts futurs, tels que ceux mentionnés par M. Pineau, dans la mesure où l’on se concentre sur les heures hors pointe. Même si le PASO passait alors à 4, 5 ou 6 ¢/kWh, cela ne démontrerait pas la rentabilité de la construction de nouvelles centrales - produisant à 6,5 ¢/kWh – et encore moins des parcs éoliens à 9 ¢/kWh, plus les coûts d'intégration au réseau.  

Quant aux nouvelles interconnexions, outre qu'elles suscitent d'importantes contestations, l'augmentation de l'offre aux périodes de pointe risquerait de faire baisser le prix auquel s'effectuent les ventes les plus lucratives, sans compter que les importants coûts fixes de ces nouvelles infrastructures forceraient Hydro-Québec à y exporter massivement aux heures hors pointe aussi. En tenant compte de tous ces facteurs, la rentabilité de ces projets – en production comme en transport d’électricité – est loin d’être assurée. C'est pourquoi nous sommes d'accord avec M. Pineau sur sa conclusion : il faut rester prudent dans nos prévisions.

La Presse, 9 et 11 mars 2014
Pierre-Olivier Pineau


Exporter les surplus à profit
Depuis que le rapport de la Commission sur les enjeux énergétiques a été rendu public, il y a eu plusieurs sorties médiatiques sur la question des surplus d’électricité. Des coûts de plusieurs milliards de dollars ont été évoqués et on a remis en question le projet de La Romaine et plusieurs parcs éoliens. Toutes ces discussions reposent sur une hypothèse : que le prix d’exportation de l’électricité soit de 3 ¢/kWh de maintenant à 2022, en évoquant la révolution des gaz de schiste pour justifier ce bas prix quasi éternel.

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TVA Nouvelles, 11 mars 2014
Michel Morin


Hydro vend son électricité à très bas prix
En 2013, Hydro-Québec a dû se contenter de prix encore très bas pour son électricité exportée aux États-Unis

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L'éolien gonfle les tarifs d'électricité

Malgré les efforts de la Régie de l'énergie pour ramener à un niveau plus raisonnable la demande tarifaire d'Hydro-Québec, qu'elle fait passer de 5,8 % à 4,3 % pour l'ensemble des tarifs et de 5 % à 3,5 % pour le tarif L, les « nouveaux approvisionnements principalement éoliens » demeurent incompressibles. Ils représentent la part du lion de la hausse tarifaire, 2,7 %, soit près des deux tiers de la hausse moyenne des tarifs d'électricité et plus des trois quarts de la hausse du tarif L, ce dernier étant exonéré de l'indexation de l'énergie patrimoniale.

Qu'une proportion si démesurée de la hausse tarifaire soit occupée par un seul élément, inutile de surcroît, jette une lumière crue sur le caractère dysfonctionnel de l'approvisionnement en électricité du Québec. Poursuivre dans cette voie est intenable. C'est pourquoi l'AQCIE a déposé une requête devant la Régie pour faire invalider le dernier appel d'offres de 450 MW d'énergie éolienne du gouvernement.

Pour l'ensemble des clients d'Hydro-Québec, et surtout pour les industriels aux prises avec des tarifs qui minent leur compétitivité, il est essentiel que les nouveaux approvisionnements en électricité au Québec ne puissent être considérés que sur la base des besoins réels et selon le mérite compétitif de la filière alors retenue. Cette hausse tarifaire excessive vient nous le rappeler.

La Presse+, le 7 mars 2014
Hélène Baril


La facture d'électricité augmentera de 4,3 %
Après avoir vu exploser leurs coûts de chauffage cet hiver, les clients d’Hydro-Québec font face à une autre augmentation de leur facture d’électricité, cette fois à cause de la décision de la Régie de l’énergie d’autoriser une hausse des tarifs de 4,3 %.

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Argent, le 7 mars 2014
Michel Munger


La hausse de tarifs d'Hydro-Québec limitée à 4,3%
La décision, rendue jeudi, réduit ainsi les demandes de la société d'État de 1,5 point. Par contre, l'augmentation est la plus grande depuis 2006, alors que 5,23% avaient été accordés.

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Le Devoir, le 7 mars
Gérard Bérubé


Hydro haussera ses tarifs de 4,3 %
La Régie de l’énergie a calmé un tant soit peu l’appétit de la société d’État

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Communiqué de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante cité dans l'article

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Nouvelles TVA, le 6 mars
Michel Morin


Hausse de tarifs accordée
Hydro devra se contenter de 4,3%

La Régie de l'énergie a enfin rendu sa décision au sujet de la hausse des tarifs d'électricité. Ces derniers augmenteront de 4,3% en moyenne à compter du 1er avril prochain.

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La Presse+, le 6 mars 2014
Hélène Baril


Tarifs d'électricité
La Régie réduit la hausse réclamée par Hydro

La Régie de l’énergie a freiné l’appétit d’Hydro-Québec et de son actionnaire gouvernemental en réduisant le taux de rendement qu’ils réclamaient. Elle devrait toutefois autoriser une bonne augmentation des tarifs d’électricité pour 2014, la plus importante des 10 dernières années.

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Argent, le 6 mars 2014
Michel Munger


La Régie ne donnera pas à Hydro-Québec les tarifs voulus
Au lieu d'obtenir une hausse de 5,8% des tarifs d'électricité, Hydro-Québec pourrait devoir se contenter de 5% en raison d'une décision défavorable de la Régie de l'énergie.

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La réalité doit être invitée au débat sur l'énergie

Il y a confusion manifeste entre les filières de production d'électricité et son utilisation dans l'article Place à l'hydroélectricité et à la biomasse, lorsque sont accolés la biomasse forestière et les alumineries. Mais ce qui surprend plus, c'est de voir cités les auteurs du rapport de la Commission sur les enjeux énergétiques disant qu'il faut des projets plus porteurs que les alumineries. On attend toujours de voir quels projets pourraient faire mieux que d'assurer des dizaines de milliers d'emplois bien rémunérés au Québec et dont le produit constitue l'une de ses principales exportations.

Il est aussi essentiel de préciser que le prix de l'électricité vendu aux alumineries, dans le cadre des contrats à partage de risque, est fonction d'un prix de l'aluminium actuellement à un niveau plancher. Selon toute vraisemblance, ce prix ne pourra qu'augmenter pour s'approcher du tarif L, voire le dépasser comme cela s'est déjà vu.

La réalité, c'est aussi que les industries consommatrices d'électricité, et pas seulement les alumineries, produisent au Québec des retombées économiques qui ajoutent l'équivalent de près de 11 cents au prix de chaque kwh qu'elles consomment. L'exportation, elle n'apporte aucune retombée additionnelle. À moins de pouvoir exporter de l'électricité à un prix moyen supérieur à 15 cents le kwh il est plus intéressant d'en faire profiter les industries québécoises. Or, le prix moyen à l'exportation est actuellement inférieur à 4 cents le kwh, moins même que le tarif industriel.

En raison de l'importance des surplus d'électricité québécois, il n'y a pas de choix difficile à faire. Il y a suffisamment d'électricité pour alimenter à prix concurrentiel les industries québécoises, pour en attirer de nouvelles et pour exporter. Les finances du Québec exigent d'ailleurs que nous fassions les trois, en mettant d'abord l'accent sur la préservation et sur la croissance de la structure industrielle québécoise.

Parler de capacités additionnelles d'exportation relève actuellement d'une certaine spéculation, au moment où le prix de l'électricité en Nouvelle-Angleterre demeure déprimé en raison de la grande disponibilité de gaz naturel. Chacun des projets évoqués dans l'article s'assortit de coûts qui transformeraient, même à moyen terme, l'exportation d'électricité en perte nette. C'est d'ailleurs l'avis qu'émettent les commissaires Normand Mousseau et Roger Lanoue dans le premier article cité dans notre commentaire.

Les surplus d'électricité nous coûtent collectivement des milliards $. La solution sensée serait de ne pas en ajouter - surtout au moyen de l'éolien qui est la filiaire la plus onéreuse - et de ne pas s'endetter pour exporter à perte.

La Presse, le 28 février 2014
Stéphane Champagne


Place à l’hydroélectricité et à la biomasse
Au mois de juillet 2013, la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, confiait à Normand Mousseau et Roger Lanoue le mandat de « dresser un tableau fidèle de l’approvisionnement, de la production, de la mise en valeur et de la consommation des différentes formes d’énergie au Québec ».

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La Presse, le 28 février 2014
Stéphane Champagne


Quoi faire avec les surplus hydroélectriques ?
Au cours des 10 prochaines années, Hydro-Québec se retrouvera avec des surplus hydroélectriques importants et plusieurs options se présentent à la société d’État.

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Un rapport vert, soit, mais qu'il ne faut pas destiner au trou noir

Ayant participé à la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec, l'AQCIE peut témoigner du « biais » environnementaliste dont parle ce matin le chroniqueur Alain Dubuc. Ce biais était manifeste dans les documents de présentation et parfois même dans le déroulement des audiences. Les acteurs économiques ayant présenté des mémoires, dont nous faisons partie, ont pu éprouver comme le souligne M. Dubuc qu'ils n'étaient pas les invités les plus populaires de la fête. Mais notre présence a néanmoins « encouragé » les commissaires à traiter dans dans leur rapport d'enjeux économiques. Ils y proposent même des solutions intéressantes à cet égard. C'est pourquoi il faut aujourd'hui regarder sous le « vernis vert », qui comme le souligne la chronique, n'est plus aussi tendance qu'il l'a déjà été.

Par exemple, la recommandation 43.1 vient appuyer l'entente avec Alcoa annoncée hier par le gouvernement : « Que, pour les alumineries déjà installées au Québec, le gouvernement du Québec négocie des conditions d’approvisionnement qui tiennent compte des capacités d’Hydro-Québec, des finances publiques du Québec, des retombées économiques, et du contexte énergétique mondial » (p. 191)

D'autres journalistes soulignent que l'entente avec Alcoa pave la voie à une entente similaire avec Alouette, ce qui tombe sous le sens. Michel Morin va plus loin en affirmant que le gouvernement ouvre une boîte de Pandore avec cette entente. L'AQCIE a maintes fois démontré que la pérennité d'autres grandes industries est elle aussi menacée par la perte de compétitivité du tarif L. Et le rapport, encore là, ouvre des perspectives intéressantes pour régler cet enjeu : « Pour soutenir les activités économiques existantes, le Québec doit continuer à offrir la tarification la plus stable possible, en tenant compte des conditions de marché et des retombées économiques de chaque industrie. » (p. 188)

À l'évidence, il faudra encore cheminer entre l'actuel rapport et la politique énergétique qu'il doit inspirer. Mais il est le fruit de tant d'efforts, et il ouvre sur des discussions si essentielles, qu'il ne doit pas sombrer dans un trou noir politique.

La Presse, le 26 février 2014
Alain Dubuc


Énergie : un rapport qui tourne en rond
La ministre québécoise des Ressources naturelles, Martine Ouellet, n'est pas tout à fait une ministre des ressources naturelles. Militante environnementaliste, elle ressemble souvent à une ministre de l'environnement qui s'est trompée de bureau. Cela a mené, dans plusieurs cas, à une confusion des rôles.

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La Presse, le 26 février 2014
Jean-Philippe Décarie


Le temps des surplus
Le gouvernement péquiste de Pauline Marois a terminé son ménage préélectoral en annonçant hier la conclusion d’une entente d’approvisionnement énergétique à long terme avec Alcoa. Le producteur d’aluminium continuera de profiter de tarifs préférentiels pour une quinzaine d’années, soit le temps estimé qu’il faudra à Hydro-Québec pour écouler ses abondants surplus d’électricité.

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Nouvelles TVA, le 25 février 2014
Michel Morin


Entente conclue avec le gouvernement
Menace de fermeture écartée chez Alcoa

Une entente aurait été conclue avec les trois alumineries d'Alcoa au Québec concernant les tarifs d'électricité d'Hydro-Québec sauvant ainsi des milliers d'emplois.

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D'abord maintenir la structure industrielle du Québec

L'actualité énergétique est riche aujourd'hui. On apprend d'abord avec joie que le gouvernement du Québec et Alcoa en sont venus à une entente qui permettra au géant industriel bien implanté au Québec de maintenir et d'optimiser les activités de ses alumineries. Lorsque l'on considère les milliers d'emplois directs et indirects ainsi maintenus et les retombées économiques structurantes pour plusieurs régions et pour le Québec entier que cette entente permet, il s'agit d'une excellente nouvelle.

Il est à espérer que cette approche du partage de risque appliquée aux tarifs d'électricité sera reprise dans les autres secteurs de l'activité industrielle québécoise, car les alumineries sont loin d'être les seules à souffrir de la perte de compétitivité du tarif L. S'il est utile que le Québec se lance à la recherche des gazelles les plus prometteuses parmi les PME, il doit surtout voir au maintien et à l'essor de ses lions que sont les grandes industries, des partenaires essentiels de la prospérité québécoises et des moteurs économiques de régions entières.

Répondant à la sortie prématurée du rapport de la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec, la première ministre et la ministre Ouellet relevaient que les surplus d'électricité pouvaient représenter un avantage pour le Québec. L'annonce de cette entente d'approvisionnement d'électricité à partage de risque dans le secteur de la grande industrie en est une preuve.

Par contre, les surplus sont si importants qu'il n'y a nul besoin d'en rajouter. Surtout pas avec l'éolien, l'électricité la plus coûteuse qui soit actuellement au Québec. En de nombreuses occasions, nous avons souligné que si cette filière doit être maintenue pour soutenir l'économie régionale, son financement doit alors être assumé par les fonds appropriés et non par les clients d'Hydro-Québec. Et encore moins par les clients industriels dont la compétitivité est déja affectée par un tarif L qui ne soutient plus la comparaison internationale.

Il faut cependant se garder de critiquer à la pièce le rapport de la Commission, car il est le fruit d'un vaste exercice de consultation. De plus, le document lui-même traite en profondeur, et selon une vision assez large, de problématiques complexes qui font appel à la réflexion bien plus qu'aux réflexes politiques. Notre premier survol a suscité certaines réserves, mais l'AQCIE y reconnaît des pistes intéressantes, susceptibles de servir de base à des discussions constructives, à des décisions propres à assurer le maintien et l'essor de la structure industrielle du Québec. Prenons le temps de le lire et d'en discuter.

Le Canal Argent, le 25 février 2014
Agence QMI


Tarifs d’électricité : entente conclue chez Alcoa
Une entente a été conclue avec les trois alumineries d'Alcoa au Québec concernant les tarifs d'électricité d'Hydro-Québec sauvant ainsi des milliers d'emplois.

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Le Devoir, le 25 février 2014
Alexandre Shields


Projets hydroélectriques et éoliens
Québec décide de maintenir le cap

Avant même que le rapport de la Commission sur les enjeux énergétiques ne soit rendu public en toute hâte lundi, dans la foulée des révélations du Devoir, le gouvernement Marois a rejeté certaines des recommandations phares du document.

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La Presse, le 25 février 2014
Jean-Philippe décarie


En attendant la BDEQ, les gazelles
À défaut d'avoir pu mener à terme la création de la Banque de développement économique du Québec (BDEQ), sa ministre responsable, Élaine Zakaïb, a dévoilé hier un modèle réduit de ce que sera l'institution dont elle souhaite toujours l'implantation prochaine, ce que l'élection d'un gouvernement péquiste majoritaire permettrait.

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Rapport de consultation de la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec

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Il est urgent de cesser de produire de l'énergie dont nous n'avons pas besoin ET d'accroître la richesse que créent les industriels québécois

Le Devoir rapporte aujourd'hui certains éléments du rapport de la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec - Maîtriser notre avenir énergétique - qu'il a obtenu en primeur. L'enjeu bien connu des surplus d'électricité au Québec nous coûtera des milliards $ et c'est pourquoi, selon le rapport, il est urgent d'opérer un changement radical en annulant les approvisionnements non nécessaires, en commençant par les plus coûteux, ceux associés à l'énergie éolienne.

Pour le renouvellement des contrats d'approvisionnement auprès des fournisseurs indépendants, et pour tout nouvel approvisionnement, le rapport recommande d'utiliser le prix moyen des exportations hors pointe de l'année précédente, ou PASO pour Prix d'achat selon les opportunités de marché, une idée qui a du mérite puisqu'elle reflète dans une certaine mesure la réalité du marché.

Par contre, en ce qui a trait aux consommateurs industriels d'énergie, le rapport ne saisit pas la précarité dans laquelle le tarif L les pousse. Il va jusqu'à remettre en question l'exclusion des grands industriels de l'augmentation de l'énergie patrimoniale, une décision prise par le gouvernement du Parti Libéral et entérinée par celui du Parti Québécois en raison de la perte de compétitivité du tarif L. De plus, le rapport suggère de ramener de 3 à 8 ans les rabais tarifaires associés à de nouvelles implantation industrielles, alors qu'il est déjà douteux que des rabais sur 10 ans suffisent à la tâche. Pour les industriels qui contribuent déjà à la richesse du Québec : rien.

Bref, si le rapport propose une approche réaliste pour juguler les surplus d'électricité et leurs coûts démesurés, il ne réussit pas à appliquer cette même logique, celle du marché, à la situation des grands industriels québécois. Pour emprunter une image populaire, régler le problème des approvisionnements en électricité aidera à réduire la vitesse à laquelle la baignoire se vide, mais si l'on n'ouvre pas les robinets pour permettre aux industriels de maintenir et d'accroître la richesse qu'ils créent, la baignoire ne s'emplira toujours pas assez vite pour répondre aux besoins des Québécois.

Le Devoir, le 24 février 2014
Alexandre Shields


Hydro-Québec
Halte aux projets, dit un rapport
Le développement de l’hydroélectricité et de l’éolien fait perdre des milliards à l’État

Québec doit absolument revoir en profondeur la stratégie de développement d’Hydro-Québec et freiner les projets hydroélectriques, mais aussi l’éolien, qui font perdre des milliards de dollars à l’État. C’est ce que conclut le rapport produit par la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec à la demande du gouvernement, et dont Le Devoir a obtenu copie.

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Nouvelles TVA, le 24 février 2014
Michel Morin


Hydro-Québec
Des surplus d'électricité jamais vus

La Commission sur les enjeux énergétiques fait un constat sévère sur la situation du Québec

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Un appui à une revendication de longue date de l’AQCIE :
L’indépendance de la Régie de l'énergie doit être garantie

Une étude réalisée par quatre juristes experts en arrive à des conclusions que nous avons tirées depuis longtemps : l’indépendance des membres des tribunaux administratifs, dont la Régie de l'énergie, doit être mieux protégée au Québec. Dans notre mémoire déposé devant la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec (p. 18), nous recommandions : Ainsi, afin de permettre à la Régie de l’énergie d’exercer, dans le meilleur intérêt de tous les clients d’Hydro-Québec, l’exercice plein et entier de ses responsabilités, la politique énergétique doit contribuer à ériger une cloison étanche entre la Régie et le gouvernement. Ses membres devraient aussi se voir garantir l’indépendance nécessaire à l’exercice de leur fonction.

Citée dans un article du Courrier Parlementaire traitant de cette étude, Louise Rozon, régisseure de la Régie de l’énergie et présidente de la Conférence des juges administratifs du Québec déclarait : « Comme le souligne le rapport, le système de nominations partisanes dans 9 tribunaux administratifs sur 15 est inconciliable avec l’indépendance dont devraient disposer les juges administratifs et n’est pas de nature à donner confiance aux citoyens. Il est temps pour le gouvernement de mettre fin à ce système d’une autre époque. »

Une loi-cadre sur l’indépendance des tribunaux administratifs n’a rien d’optionnel. Il s’agit d’une mesure essentielle pour une société fondée sur le droit.

Le Devoir, le 17 février 2014
France Houle, Pierre Issalys, Pierre Noreau et Martine Valois


Les failles de la justice administrative québécoise
L’adoption d’une loi-cadre viserait à garantir l’indépendance des membres de certains organismes publics.

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Le Courrier Parlementaire, le 18 février 2014
(Article réservé aux abonnés institutionnels)


Tribunaux administratifs : L’indépendance des membres doit être protégée par une loi-cadre

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