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Journée automnale des membres de l’AQCIE

L’évènement automnal des membres de l’AQCIE s’est déroulé le 7 novembre dernier au campus Montréal d’ABB. Conférenciers et participants étaient au rendez-vous pour échanger, réseauter et faire valoir des points de vue pertinents tout au long de l’évènement.

La journée a débuté sur une bonne note grâce à l’accueil de Mme Nathalie Pilon, présidente et directrice générale d’ABB Canada, qui nous a chaleureusement reçus et fait profiter de ses magnifiques installations dans le cadre de l’évènement.

M. Éric Filion, président d’Hydro-Québec Distribution, et M. Marc Boucher, président d’Hydro-Québec TransÉnergie, ont enchaîné en présentant les grands objectifs d’Hydro-Québec ainsi que leur volonté ferme de se rapprocher de la clientèle et d’améliorer le service. Des collègues d’Hydro-Québec ont ensuite présenté l’offre et la revue des options tarifaires pour la clientèle industrielle ainsi que certains dossiers réglementaires.

M. Louis Germain, directeur général à la Direction générale de l’électricité au ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles, nous a entretenus sur les perspectives gouvernementales liées aux enjeux et défis énergétiques du Québec.

Mme Nadia Lalancette, coordonnatrice des programmes à Transition énergétique Québec (TEQ), nous a présenté le Plan directeur en transition, innovation et efficacité énergétique du Québec 2018-2023 produit par TEQ, une société d’État créée en 2017 dont la mission est de soutenir, stimuler et promouvoir la transition, l’innovation et l’efficacité énergétique.

M. Martin Daraiche, associé directeur du Cabinet de relations publiques NATIONAL, a clos les présentations en nous offrant une conférence animée sur la vision économique et la politique industrielle et énergétique du nouveau gouvernement du Québec.

Enfin, nous avons eu la chance de faire une visite guidée du campus Montréal d’ABB Canada jumelée à une démonstration fort impressionnante dans leur centre d’innovation client. Ce fut donc une journée bien remplie sous le signe de l’innovation et de la collaboration.

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Une nouvelle qui cache des faits importants

Que les Québécois et les Québécoises jouissent des tarifs résidentiels d’électricité les plus faibles en Amérique du Nord est une bonne nouvelle en soi. Cela profite aux ménages québécois et contribue à leur qualité de vie.

Nous savons cependant que les tarifs résidentiels sont artificiellement bas, puisqu’ils ne couvrent que 86 % du coût réel d’approvisionnement. Cela veut dire que les clients résidentiels québécois sont subventionnés par les autres consommateurs d’électricité, soit les industries et les commerces.

Cette situation a d’ailleurs été reconnue par la Régie de l’énergie comme une exception marquée dans l’environnement réglementaire nord-américain :

« Ainsi, bien que la notion d’interfinancement entre catégories de consommateurs ne soit pas propre au Québec, la Régie constate que c’est ici que les écarts entre catégories sont les plus marqués et que l’avantage en faveur de la catégorie domestique est le plus important. »

(Avis A-2017-01, paragraphe 101)

Mais pourquoi soulever ces faits? Parce que la situation décrite dans l’article n’a rien d’une approche promouvant le mieux-être économique et environnemental du Québec.

Du point de vue économique, cette situation cache plutôt la réalité : les tarifs industriels et commerciaux sont supérieurs à ce qu’ils devraient être en vertu des principes de tarification standards. En effet, les tarifs facturés aux clients devraient refléter seulement les coûts engendrés par ces derniers.

Les tarifs résidentiels artificiellement bas engendrent des tarifs industriels et commerciaux plus élevés pour compenser, affectant ainsi négativement la compétitivité de nos industries et de nos commerces.

Cet interfinancement se fait d’ailleurs au détriment des bonnes pratiques d’un monde moderne, qui se soucie d’utiliser l’énergie efficacement, connaissant sa grande valeur. Cet état de fait a d’ailleurs été dénoncé par plusieurs experts, en ce sens qu’il envoie un mauvais signal aux Québécois quant à l’importance de bien consommer l’électricité.

À l’AQCIE, nous sommes en faveur de tarifs d’électricité qui permettent d’offrir un service fiable aux clients, et ce, au meilleur coût possible. Toutefois, ces coûts contrôlés doivent provenir de gains d’efficience au sein d’Hydro-Québec et profiter à l’ensemble des catégories de clients.

Rappelons que les industries, grandes consommatrices d’électricité au Québec, emploient des milliers de Québécoises et de Québécois, et offrent des salaires et des conditions de travail nettement supérieurs à la moyenne. De surcroît, elles sont souvent le moteur socio-économique de plusieurs régions du Québec, où leur présence génère une activité bénéfique pour grand nombre de sous-traitants, de PME et d’autres commerces locaux.

Il importe donc que l’électricité de chez-nous demeure la plus concurrentielle possible pour assurer le mieux-être de l’ensemble du Québec.

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Le Journal de Québec, le 13 octobre 2018
Pierre Couture


L’électricité la moins chère
Les Québécois sont ceux qui paient le moins cher leur électricité en Amérique du Nord.

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Bonne nouvelle pour les industriels du Québec
Pas d’augmentation du Tarif L et hausse limitée à 0,3 % pour les clients au Tarif M

À l’occasion de la publication hier de sa décision tarifaire sur la demande d’Hydro-Québec Distribution (HQD) pour l’année 2018-2019, la Régie de l’énergie a annoncé qu’elle n’accordait pas à HQD d’augmentation du Tarif L et qu’elle limitait la hausse à 0,3 % pour les clients au Tarif M.

L’AQCIE est particulièrement heureuse de la décision rendue par la Régie et de l’impact de nos représentations qui ont contribué à mettre en lumière certains aspects non justifiés des demandes d’augmentation des budgets d’HQD. Alors que la société d’État voulait augmenter le Tarif L de 1 % à compter du 1er avril prochain et le Tarif M de 1,3 %, la Régie a réduit de 127 M$ les revenus demandés par HQD, ce qui résulte en une hausse moyenne estimée des tarifs de 0,3 % pour l’ensemble de la clientèle, à l’exception du tarif L qui demeure au niveau actuel.

Dans un contexte où la compétitivité des industries québécoises est mise de plus en plus à rude épreuve en raison d’une concurrence mondiale féroce, ce gel du Tarif L pour la prochaine année est plus que le bienvenu.

Un enjeu demeure cependant

Il ne faut cependant pas oublier qu’un problème important demeure et continue d’affecter la compétitivité de nos industries. En effet, les tarifs chargés aux consommateurs industriels d’électricité du Québec (tarifs L et M) s’avèrent toujours supérieurs à ce qu’il en coûte à HQD pour desservir ces clients, contrairement aux tarifs résidentiels qui sont, rappelons-le, largement subventionnés par les industries et les commerces québécois.

Soulignons, par ailleurs, certaines mesures additionnelles et fort intéressantes que la Régie a approuvées dans sa décision, soit l’assouplissement des conditions d’admissibilité au Tarif de développement économique et l’introduction du Tarif de relance industrielle afin d’encourager la remise en exploitation de capacités de production inutilisées chez la clientèle industrielle de grande puissance, ainsi que la conversion à l’électricité de procédés industriels.

Au cours de la dernière année, rappelons que l’AQCIE avait mis de l’avant des groupes de travail conjoints avec HQD pour améliorer l’offre tarifaire et développer des mesures répondant aux besoins de ses membres. Ces mesures approuvées par la Régie se révèlent les premiers fruits de cette collaboration et témoignent du leadership de l’AQCIE et de ses membres pour consolider et développer le tissu industriel du Québec. L’AQCIE entend d’ailleurs poursuivre cette initiative pour rechercher conjointement avec HQD d’autres pistes d’amélioration, cela dans le meilleur intérêt de ses membres.

En conclusion, l’AQCIE est fière d’avoir contribué par ses représentations au gel du Tarif L et à une hausse très limitée du Tarif M, décisions qui favorisent la compétitivité de ses sociétés membres.

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La Presse+, le 8 mars 2018
Hélène Baril


TARIFS D’ÉLECTRICITÉ
HYDRO DEVRA SE CONTENTER DE 0,3 %

En plus d’avoir à se contenter d’une hausse de tarifs inférieure à ce qu’elle avait demandé. Hydro-Québec ne pourra plus encaisser la différence entre ses profits prévus et ses profits réels, comme elle l’a toujours fait.

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AGENCE QMI, le 8 mars 2018

Tarif d’électricité: la Régie autorise une hausse de 0,3 %
La Régie de l'énergie a autorisé mercredi Hydro-Québec à hausser ses tarifs d'électricité de seulement 0,3 % à partir du 1er avril prochain.

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Régie de l’énergie

SOMMAIRE DE LA DÉCISION SUR LES TARIFS D’ÉLECTRICITÉ DE L’ANNÉE 2018-2019 D’HYDRO-QUÉBEC DISTRIBUTION (DÉCISION D-2018-025)

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Des annonces encourageantes qui démontrent l’importance de tarifs industriels d’électricité compétitifs pour favoriser les investissements au Québec

Comme toutes les Québécoises et tous les Québécois soucieux de favoriser le bien-être social et économique du Québec par le maintien et la création d’emplois rémunérateurs de qualité dans ses diverses régions, l’AQCIE a appris cette semaine avec satisfaction que quatre grandes entreprises industrielles investissent plus de 210 M$ au Québec.

Nous sommes particulièrement heureux de souligner que trois de ces entreprises d’envergure sont des membres actifs de l’AQCIE (Zinc électrolytique du Canada CEZinc/Fonds de revenu Noranda; ArcelorMittal Produits longs Canada et IBM Bromont).

Tel qu’expliqué dans l’article du media ci-joint et dans le communiqué de presse du Gouvernement du Québec (aussi joint), ces investissements manufacturiers sont notamment rendus possibles grâce au Programme de rabais d’électricité applicable aux consommateurs facturés au tarif « L » d’Hydro-Québec.

Géré par le Ministère des Finances, ce programme est d’une importance indéniable pour stimuler de tels investissements. L’AQCIE croit d’ailleurs qu’il devrait être reconduit au-delà du terme prévu actuellement, et encourage le ministre des Finances, lors de son prochain discours sur le budget, à dissiper l’inquiétude entourant la fin de ce programme et à en prolonger l’application d’au moins 24 mois.

En effet, le Programme connaît du succès car il répond à un besoin fondamental : améliorer dès maintenant la rentabilité des investissements envisagés ici même au Québec, en permettant de réduire les coûts d’exploitation par un rabais sur les prix de la facture d’électricité. Il s’agit de l’un des intrants majeurs des coûts de tout projet mené par des entreprises industrielles, sur lequel le Québec peut agir pour influencer favorablement la prise de décision des groupes corporatifs mondiaux relativement aux investissements projetés.

Dans son Avis sur les mesures susceptibles d’améliorer les pratiques tarifaires dans le domaine de l’électricité et du gaz naturel, rendu public au printemps dernier, la Régie de l’énergie rappelait que :

« Les prix payés par les grands clients industriels pour leurs besoins en électricité ne résultent pas uniquement des tarifs industriels qui sont affichés, publiés et disponibles officiellement dans les différentes juridictions. En effet, les prix payés par les grands clients industriels dépendent également de rabais tarifaires, de mesures incitatives et d’abonnements spéciaux offerts par les distributeurs d’électricité, d’une part, et par les gouvernements, d’autre part.

(…)

..., il est indéniable que ces pratiques tarifaires affectent la compétitivité des coûts de l’électricité des grands clients industriels et influencent, dans une certaine mesure, leurs choix d’implantation et d’investissement. »

Afin de maintenir son tissu industriel, le Québec doit recourir à ce type de mesure qui incite les entreprises à investir des sommes importantes et ainsi à se commettre à long-terme au Québec. Il en va du bien-être économique et social de plusieurs régions du Québec, où la création d’emplois rémunérateurs demeure un défi. Ces régions bénéficient également de l’activité économique engendrée par les fournisseurs et les sous-traitants locaux, lorsque les grands manufacturiers décident d’investir des sommes considérables afin de profiter des avantages procurés par des programmes gouvernementaux comme les rabais d’électricité.

De surcroît, dans un contexte où Hydro-Québec anticipe des surplus d’électricité pour au moins la prochaine décennie, il est certainement approprié de contribuer à maintenir la compétitivité des industries d’ici afin de ne pas les voir diminuer leur production locale et ainsi, exacerber la problématique des excédents d’électricité. Comme le Québec assume les coûts d’importantes infrastructures électriques (barrages, postes et lignes de transmission et réseau de distribution), il apparaît essentiel de maintenir, voire accroître, le nombre de grands consommateurs industriels pour en partager les coûts.

L’AQCIE poursuivra donc son travail de représentation auprès des décideurs québécois afin que notre électricité abondante soit vendue à des tarifs industriels concurrentiels pour soutenir la compétitivité des grandes entreprises industrielles, cela dans le meilleur intérêt de la société québécoise.

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La Presse+, le 25 janvier 2018
Presse canadienne


Investissements
210 millions en échange de rabais sur l’électricité

DAVOS, — Suisse — En échange de rabais d’électricité pouvant atteindre près de 79 millions, quatre entreprises s’engagent à investir 210,4 millions d’ici 2020 au Québec, notamment afin de moderniser leurs installations ou d’acheter de nouveaux équipements.

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(aller à la deuxième nouvelle de la page proposée)

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Ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation
Forum économique mondial de Davos


Quatre entreprises investissent plus de 210 M$ au Québec

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Des rabais d’électricité qui favorisent les investissements manufacturiers, la création d’emplois et le développement économique du Québec

Un récent article dans un quotidien de Québec a présenté le succès que connait la mesure du Gouvernement du Québec pour stimuler les investissements manufacturiers par l’octroi de rabais d’électricité, comme une disposition qui coûterait une fortune aux contribuables québécois.

Géré par le Ministère des Finances, ce programme connaît effectivement du succès et nous en sommes fort heureux. Cela est principalement attribuable au fait qu’il répond à un besoin fondamental : améliorer dès maintenant la rentabilité des investissements envisagés ici même au Québec, en permettant de réduire les coûts d’exploitation par un rabais sur les prix de la facture d’électricité. Il s’agit d’un des intrants majeurs des coûts de tout projet sur lequel le Québec peut agir pour influencer favorablement la prise de décision des groupes corporatifs mondiaux relativement aux investissements projetés.

Dans son Avis sur les mesures susceptibles d’améliorer les pratiques tarifaires dans le domaine de l’électricité et du gaz naturel, rendu public au printemps dernier, la Régie de l’énergie rappelait que :

« Les prix payés par les grands clients industriels pour leurs besoins en électricité ne résultent pas uniquement des tarifs industriels qui sont affichés, publiés et disponibles officiellement dans les différentes juridictions. En effet, les prix payés par les grands clients industriels dépendent également de rabais tarifaires, de mesures incitatives et d’abonnements spéciaux offerts par les distributeurs d’électricité, d’une part, et par les gouvernements, d’autre part.

(…)

..., il est indéniable que ces pratiques tarifaires affectent la compétitivité des coûts de l’électricité des grands clients industriels et influencent, dans une certaine mesure, leurs choix d’implantation et d’investissement. »

Afin de maintenir son tissu industriel, le Québec doit recourir à ce type de mesure qui incite les entreprises à investir des sommes importantes et ainsi à se commettre à long-terme au Québec. Il en va du bien-être économique et social de plusieurs régions du Québec, où la création d’emplois rémunérateurs demeure un défi. Ces régions bénéficient également de l’activité économique engendrée par les fournisseurs et sous-traitants locaux, lorsque les grands manufacturiers décident d’investir des sommes considérables afin de profiter des avantages procurés par des programmes gouvernementaux comme les rabais d’électricité.

De surcroît, dans un contexte où Hydro-Québec anticipe des surplus d’électricité pour au moins la prochaine décennie, il est certainement approprié de contribuer à maintenir la compétitivité des industries d’ici afin de ne pas les voir diminuer leur production locale et ainsi, exacerber la problématique des excédents d’électricité. Comme le Québec assume les coûts d’importantes infrastructures électriques (barrages, postes et lignes de transmission et réseau de distribution), il apparaît essentiel de maintenir, voir accroître, le nombre de grands consommateurs industriels pour en partager les coûts.

Par ailleurs, commentant sur les entreprises pouvant se prévaloir du programme en question, l’article réfère au tarif industriel « L » comme étant un tarif « préférentiel » s’élevant à 3,27 cents le kilowattheure.

Dans un premier temps, la facturation du tarif « L » comprend deux éléments : la « prime de puissance » et le « prix de l’énergie ». S’il est vrai que le prix de l’énergie s’établit actuellement à 3,27 cents le kilowattheure, une portion substantielle de la facture est la « prime de puissance », qui elle s’établit à 12,87 $ le kilowatt de puissance à facturer. Soulignons qu’un client au tarif « L » doit s’engager à un abonnement annuel, dont la puissance à facturer minimale est de 5 000 kilowatts ou plus.

Deuxièmement, chaque tarif fixé par la Régie doit tendre à refléter les coûts que la clientèle visée fait encourir à Hydro-Québec pour être desservie. Or, le tarif « L » applicable pour les grands industriels continue d’être fixé au-dessus des coûts de cette catégorie. Il a notamment varié au cours des dernières années de 107% à 116% des coûts attribuables aux grands clients industriels.

Contrairement à ce que l’article laisse entendre, ce sont plutôt les tarifs résidentiels qui, au Québec, bénéficient d’un interfinancement qui fait en sorte que les consommateurs domestiques d’électricité paient environ 85% des coûts qu’ils devraient assumer. Cet état de fait a d’ailleurs été dénoncé par plusieurs experts, en ce sens qu’il envoie un mauvais signal aux Québécois quant à l’importance de bien consommer l’électricité. À l’heure des défis pour promouvoir l’économie d’énergie, c’est le tarif domestique d’Hydro-Québec qui apparaît plutôt comme le tarif jouissant d’un traitement « préférentiel ».

En somme, l’AQCIE continuera de supporter des mesures tarifaires et des programmes de rabais sur les coûts de l’électricité pour réduire la facture totale d’exploitation pour les industriels du Québec et ce, afin de maintenir leur compétitivité et les emplois au Québec. Le succès de la mesure exposée dans l’article en question atteste justement de sa nécessité pour attirer des investissements au Québec. Au bout du compte, ce sont l’ensemble des contribuables québécois qui en seront gagnants.

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Pour en savoir plus :

Nouvelle mesure pour stimuler les investissements manufacturiers par l’octroi de rabais d’électricité du Ministère des Finances

Cliquez ici

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Agence QMI, le 30 novembre 2017
Pierre Couture


Des rabais d’électricité qui coûtent une fortune aux contribuables
Les rabais d’électricité consentis par le gouvernement Couillard à des gros joueurs manufacturiers qui paient déjà un tarif préférentiel à Hydro-Québec coûteront plus d’un demi-milliard $ aux contribuables québécois au cours des trois prochaines années. La facture pourrait même atteindre le milliard $ d’ici 2024.

Le Journal de Québec : En savoir plus

TVA Nouvelles : En savoir plus

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Baisse anticipée des surplus d’électricité
Beaucoup reste à faire : le soutien à nos industries fait partie de la solution pour le bénéfice du Québec

Tel que relaté dans les médias d’hier, Hydro-Québec anticipe, pour la première fois depuis près d’une décennie, une certaine diminution de ses importants surplus d’électricité au cours des prochaines années. Dans un tel contexte et faisant suite à nos récents commentaires sur l’importance que la société d’état appuie mieux nos industriels québécois, l’octroi de tarifs d’électricité avantageux pour ces surplus apparaît une occasion à saisir pour Hydro-Québec afin de contribuer à la compétitivité des coûts d’exploitation des grands consommateurs industriels et de réduire significativement ces surplus.

Malgré que l’on puisse se réjouir de cette nouvelle pour le bien-être financier d’Hydro-Québec et de l’ensemble des Québécois, il n’en demeure pas moins que cette réduction anticipée des surplus reste assez mince (passant de 11,3 TWh / an à 10 TWh/an).

Plus fondamentalement, selon les propos du porte-parole de la société d’état, cette diminution anticipée des surplus est attribuable à la baisse de l’offre. Hydro-Québec a finalement cessé d’acquérir de la production de nouvelle d’énergie, alors que les besoins ne sont pas au rendez-vous.

Aussi, Hydro-Québec ajoute que l’augmentation de la consommation dans les secteurs résidentiel, institutionnel et commercial aidera à diminuer ces excédents. Il importe toutefois de rappeler que cet accroissement dans ces secteurs est généralement pour des fins de chauffage, ce qui exacerbe les problématiques et les coûts pour répondre aux périodes de pointe qui découlent de ces besoins additionnels de chauffage.

À l’opposé, l’accroissement de la demande industrielle d’électricité permet non seulement de réduire les surplus, mais n’aggrave pas similairement les problématiques de pointe pour le chauffage. En effet, les grands consommateurs industriels consomment l’électricité pour des fins autres que le chauffage, et ce, de manière continue tout au long de l’année.

D’autre part, selon ce qui est rapporté dans les médias, des centres de données se sont ajoutés depuis 2016, lesquels consomment de grandes quantités d’électricité. Cependant, Hydro-Québec reconnaît que les baisses de consommation d’électricité chez les grands consommateurs industriels nuisent aux efforts pour résorber ces surplus et demeurent fort préoccupantes pour l’avenir économique du Québec.

Bien que l’AQCIE continue d’encourager Hydro-Québec à aller chercher de nouveaux clients consommant beaucoup d’électricité en provenance de divers domaines de l’économie, elle réitère l’importance de maintenir et de développer le tissu industriel du Québec. Cela pourrait notamment se réaliser en allouant des tarifs industriels d’électricité compétitifs, ce qui est présentement possible en raison des importants surplus d’électricité anticipés pour la prochaine décennie.

Rappelons que les industries grandes consommatrices d’électricité du Québec emploient des milliers de Québécoises et de Québécois et offrent des salaires et des conditions de travail nettement supérieurs à la moyenne. De surcroît, elles sont souvent le moteur socio-économique de plusieurs régions du Québec, où leur présence génère une activité bénéfique pour grand nombre de sous-traitants, PME et autres commerces locaux.

C’est pourquoi l’AQCIE poursuivra son travail de représentation auprès d’Hydro-Québec et des élus, afin que ces abondants surplus d’énergie puissent servir à soutenir la compétitivité des grandes entreprises industrielles, cela dans le meilleur intérêt de la société québécoise.

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Presse Canadienne, le 2 novembre 2017
Julien Arsenault


Hydro-Québec prévoit une baisse des surplus
Cette situation est une première depuis près de dix ans

Pour la première fois depuis près d’une décennie, Hydro-Québec anticipe que la diminution de ses importants surplus d’électricité va s’accélérer au cours des prochaines années.

Le Devoir : En savoir plus

La Presse+ : En savoir plus

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Stagnation de la consommation d’électricité
Une occasion pour Hydro-Québec de contribuer à la relance d’activités industrielles québécoises

À la suite de la conférence d’Éric Martel, PDG d’Hydro-Québec, devant le Cercle canadien de Montréal en début de semaine, les médias rapportaient qu’après avoir été habituée à voir la consommation d’électricité doubler à tous les huit ans, Hydro-Québec doit maintenant s’ajuster à des ventes qui stagnent et qui pourraient même baisser d’ici dix ans.

Selon le PDG d’Hydro-Québec, une transformation majeure de la société d’État doit s’opérer pour répondre aux défis des prochaines décennies. Hydro-Québec doit notamment répondre aux enjeux reliés à la production grandissante de l’électricité par les consommateurs eux-mêmes en raison de la réduction des coûts des panneaux solaires.

Monsieur Martel vise néanmoins l’accroissement des ventes tant à l’extérieur qu’au Québec même dans certains créneaux (comme les transports collectifs et les voitures électriques) pour maintenir les profits - et donc les dividendes versés à l’actionnaire, le Gouvernement du Québec.

À cet état de situation s’ajoute l’accroissement important de l’approvisionnement hydro-électrique, notamment en raison de l’ajout de la production du complexe La Romaine (dont les travaux seront achevés en 2020).

Tout en encourageant Hydro-Québec à poursuivre son travail d’optimisation de ses ressources pour relever les défis du nouveau contexte énergétique et économique, l’Association québécoise des consommateurs industriels d’électricité (AQCIE) réitère l’importance de solidifier le tissu industriel du Québec en maintenant la compétitivité des grands consommateurs industriels d’électricité et ce, pour le bien-être non seulement d’Hydro-Québec mais de la société québécoise dans son ensemble.

L’AQCIE souligne à cet égard les propositions positives d’Hydro-Québec qui sont actuellement à l’étude devant la Régie de l’énergie pour aider à la relance d’activités industrielles. Ces propositions découlent d’ailleurs des travaux des groupes conjoints Hydro-Québec – AQCIE, qui ont été mis en place au cours de la dernière année pour aider à trouver des solutions à la compétitivité des tarifs d’électricité des grands consommateurs industriels.

Malgré les efforts déployés, il demeure primordial pour Hydro-Québec et le Gouvernement du Québec de mettre en place les conditions visant à accroître le nombre de ces grands consommateurs d’électricité que sont les industriels. Ceux-ci représentent des moteurs socio-économiques incontournables dans plusieurs des régions du Québec, comme ils le sont aussi pour l’économie québécoise dans son ensemble. Se contenter d'observer la stagnation de l’investissement industriel n’est pas une option pour répondre à cette menace réelle au maintien de la qualité de vie des Québécois.

Québec doit profiter des surplus d’électricité, qui s’annoncent encore plus colossaux que prévu, pour garantir aux industriels actifs ici des tarifs d’électricité qui soutiennent leur compétitivité et incitent à l’investissement. Il faut également utiliser l’avantage concurrentiel de cette électricité abondante et propre pour relancer l’activité industrielle, créer des emplois et de la richesse. Le statu quo, surtout lorsqu’il annonce un déclin, ne peut être notre choix.

L’AQCIE continuera d’être active auprès d’Hydro-Québec ainsi que de nos élus pour s’assurer que l’électricité abondante du Québec serve à contrer le déclin industriel du Québec, en soutenant nos grandes entreprises industrielles d’ici afin de favoriser la création de richesse collective au Québec.

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La Presse+, le 24 octobre 2017
Hélène Baril


STAGNATION DE LA CONSOMMATION D'ÉLECTRICITÉ
HYDRO ANTICIPE DES LENDEMAINS DIFFICILES

Habituée à voir la consommation d’électricité doubler tous les huit ans, Hydro-Québec doit maintenant s’ajuster à des ventes qui stagnent et qui pourraient même baisser d’ici 10 ans. Trouver des façons de maintenir les profits devient une priorité, affirme son président.

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